Dans la nuit du vendredi 26 février à samedi, des échauffourées ont opposé les forces de l’ordre à des habitants d’un quartier du sud de Mutsamudu causant plusieurs dégâts matériels et des blessés selon plusieurs témoignages.
L’origine de cet affrontement n’est pas encore clairement établie et certaines versions sont à prendre avec précautions. Ce qui est à retenir des versions entendues reste le mot «vengeance» d’un soldat contre un jeune. Selon un militaire rencontré par nos soins, tout a commencé avec jeune vagabond connu sous le nom de Babylon qui a menacé à mort deux militaires avec une arme blanche. « Quand on est parti l'arrêter timidement, des jeunes du quartier ont commencé par nous jeter des pierres et on a démoli un mur », explique-t-il.
Suite à cet incident raconté par des hommes en taillis, l'affrontement a commencé. Des habitants de Sangani expliquent que « les militaires ont lynché ce jeune sous leurs yeux et on a juste voulu assister une personne en danger qui se trouvait dans les griffes des militaires ».
Quelques heures après les affrontements, la tension restait vive. Des maisons saccagées, des femmes ont inhalé du gaz lacrymogène. Il est à préciser que dans ce quartier, plusieurs véhicules sont vandalisés, plusieurs appareils électroménagers détériorés. « Ces bavures ne devraient-elles pas interpeler le gouvernement ? » s'interroge un ancien militaire du quartier. Le directeur de cabinet du président de la République en charge de la défense sortirait un communiqué selon nos sources et des sanctions tomberont de part et d’autre.
A noter que le calme semble revenir et plusieurs personnes sont relâchées, mais la terreur règne toujours et le quartier s'est vidé par peur d'un come back brutal de la force. Pour en finir, on tient à informer que Babylon est aussi relâché.
Nabil Jaffar
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC