Si ce n'est pas le pain, c'est le riz et si ce n'est pas la farine c'est le ciment. Depuis quelques jours, l’île d’Anjouan se trouve confronté à une pénurie de ciment et freine tous les chantiers. En attendant une cargaison de 15 000 tonnes le 17 novembre prochain, 950 tonnes de ciments sont attendus ces derniers jours pour soulager la population.
L’île d’Anjouan vit depuis plusieurs jours une pénurie de ciment qui a mis toute une couche de personnes au chômage. Les maçons, les vendeurs de sable concassé et les entreprises de BTP sont les premières victimes. Un système tombé en faillite d'idées n'arrive surtout pas à gérer le stock. « Nous ne trouvons pas de ciment, donc voilà, on arrête ce chantier pour attendre. Vraiment c'est la merde », lance Hadhurou Salim, maçon. Même son de cloche pour Mousatfi Houmadi, un électricien qui pointe du doigt le système. Selon lui, c’est la crise totale. « One peut pas travailler. Si la maçonnerie bloque, toute la machine ne tourne pas », dit-il. Pour Oussen Daoud, un maçon, ces derniers jours il s’est retourné vers la pêche. « Depuis plus d’un mois, je me suis remis à la pêche pour pouvoir nourrir ma famille », précise-t-il.
Les autorités insulaires n'ont pas de mot à dire. Tout est dans le flou et toutes les classes économiques se renvoient la balle. Un fournisseur fait comprendre que la chambre de commerce et le ministère de l'économie ont démissionné. « Si ce n’est pas le cas, il n'y aurait point des pénuries, puisque nos banques sont quasiment actives pour nous financer », souligne un fournisseur de la place. Une lenteur sur les commandes serait la cause directe, selon une source douanière. Et rien à voir avec l'administration publique. Pour soulager la population, on annonce que 950 tonnes seront au port de Mutsamudu ses derniers jours pour soulager la population en attendant 15 000 tonnes prévu d’arriver le 17 novembre prochain.
Nabil Jaffar
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