Les enseignants du Lycée Said Mohamed Cheick de Moroni ont voulu organiser une marche pacifique pour réclamer leurs droits. Mais sans surprise, la marche a été interdite par les forces de l’ordre.
Les enseignants du public avaient prévu d’organiser une marche pacifique pour réclamer leurs droits. Mais ils ont oublié que ces derniers temps, les gouvernants ne tolèrent pas les manifestations. Tôt dans la matinée, les forces de l’ordre ont quadrillé la zone et enfermé les enseignants dans l’enceinte de leur établissement. Une situation qui a poussé le proviseur de cet établissement public de suspendre les cours par sécurité pour les élèves. « Nous avons voulu juste faire une marche pacifique pour réclamer nos droits. Et comme vous l’avez constaté, l’armée est venue interdire la marche et nous enfermer à l’intérieur du lycée et pourtant, c’est juste une marche et rien d’autre », lance un enseignant du Lycée de Moroni.
Cette fois, les enseignants du public réclamaient deux mois de salaire de cette année 2019 et sans oublier le mois de mai 2017 qui n’est pas encore régularisé pour tous les enseignants. « Nous n’allons pas faire de grève. On va reprendre les cours demain. On a voulu juste faire cette marche car on sent que le gouvernement nous a oubliés. C’était l’objectif de notre marche d’aujourd’hui », poursuit-il, avant d’ajouter que « il ne faut pas aussi oublier que parmi nos collègue, il y a certains qui n’ont pas eu le salaire du mois de mai et il faut les soutenir. Ça fait parti des objectifs de cette marche ».
Par cette marche avortée, les enseignants espèrent que l’Etat va bouger et préparer leurs états de salaire pour éviter une éventuelle grève. « Si on a dit aux élèves de rentrer chez eux, c’est parce que on connaît déjà le comportement de ces jeunes quand ils voient l’armée. De ce fait, il était préférable de les faire rentrer chez eux jusqu’à demain pour reprendre les cours », indique-t-il. Cette marche avortée des enseignants sonne comme un avertissement du gouvernement en cette période électorale. Va-t-il prendre en considération les doléances de ces derniers. L’avenir nous le dira.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC