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des Comores

Education : La FSEC dénonce l’impasse des négociations avec le gouvernement

Education :  La FSEC dénonce l’impasse des négociations avec le gouvernement © : HZK-LGDC

La Fédération des Syndicats de l’éducation (FSEC) affirme que les discussions avec le gouvernement restent au point mort malgré plusieurs rencontres organisées ces dernières années. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 18 mai à Moroni, les responsables syndicaux ont dénoncé l’absence de réponses concrètes de la part des autorités et appelé les responsables religieux et parents d’élèves à soutenir leur mouvement.


La crise dans le secteur éducatif continue de s’intensifier aux Comores. Réunis hier lundi 18 mai à Moroni devant la presse, les dirigeants de la FSEC ont accusé le gouvernement de ne pas accorder une attention suffisante aux revendications des enseignants des écoles publiques, alors que les établissements demeurent fermés depuis le 17 avril dernier. Le Secrétaire général de la FSEC a rappelé que la principale revendication du syndicat reste inchangée depuis plusieurs années. « Depuis six ans, nous demandons l’application d’une nouvelle grille indiciaire qui n’a jamais été révisée depuis 1968 », a-t-il déclaré, estimant qu’il s’agit avant tout d’une question d’équité et de reconnaissance pour les enseignants comoriens.

Selon lui, plusieurs séries de discussions ont déjà été engagées avec les autorités compétentes, sans résultats satisfaisants. « Nous avons rencontré à plusieurs reprises le ministre de l’Éducation, le Secrétaire général du gouvernement ainsi que le Directeur de cabinet, mais aucune solution concrète n’a été trouvée jusqu’à présent », a-t-il regretté. Pour la FSEC, les différentes réunions organisées ces derniers mois n’ont pas permis d’aboutir à des engagements pouvant convaincre les enseignants de reprendre les cours. Les responsables syndicaux ont également critiqué l’absence du ministre de l’éducation, actuellement en Arabie saoudite pour le Hadj, alors que le système éducatif traverse une crise majeure. « Au moment où les écoles publiques restent fermées, nous aurions souhaité voir le ministre pleinement mobilisé pour résoudre cette situation », a déclaré le Secrétaire général.

Le syndicat alerte par ailleurs sur les conséquences de cette paralysie dans l’ensemble du territoire national. Des milliers d’élèves restent privés de cours depuis plusieurs semaines, suscitant une inquiétude croissante chez les parents et au sein de l’opinion publique. Face à cette situation, la FSEC souhaite désormais élargir la mobilisation à d’autres composantes de la société. Les responsables syndicaux appellent notamment les imams et les prêcheurs à relayer leur message afin de sensibiliser davantage la population sur les difficultés que traverse l’enseignement public. Malgré la fermeté de leur position, les responsables de la Fédération assurent qu’ils restent disposés à poursuivre le dialogue avec le gouvernement. Ils insistent toutefois sur la nécessité d’obtenir des engagements concrets avant toute reprise des activités dans leurs établissements, réclamant notamment la valorisation indiciaire et leur droit à un avancement tous les deux ans, tel que prévu par les statuts de la fonction publique.

Ibnou. M. Abdou

 


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