Le Syndicat National des Enseignants de l’Université des Comores (SNEUC) a tenu le 9 novembre, une deuxième Assemblée générale dans l’objectif de pousser le gouvernement à répondre à ses revendications. Si d’ici le 14 novembre prochain, nous ne parvenons pas à une solution négociée, le syndicat menace d’arrêter les cours au niveau national pendant 72 heures avant de partir en grève.
Le samedi dernier, le Syndicat National des Enseignants de l’Université a tenu une deuxième assemblée générale à Moroni suite à la première Assemblée organisée 5 octobre dernier. A l’issue de cette réunion, plusieurs revendications ont été présentées au gouvernement pour trouver un terrain d’entente. Mais n’ayant rien obtenu, le SNEUC avait remis à la table les mêmes revendications. « Depuis octobre dernier, nous avons fait des revendications auprès des responsables de l’éducation et du gouvernement. Et nous avons convenu qu’une réponse à nos doléances sera donnée avant le 5 novembre. Ce délai a expiré sans que nous ayons satisfaction. C’est pour cette raison que nous sommes réunis de nouveau ce matin pour réfléchir à une autre action », explique Abdou Saïd Mouignidaho, le secrétaire général du SNEUC.
Pour attirer l’attention du gouvernement, ils ont décidé samedi dernier d’un arrêt de cours au niveau national pendant 72 heures. « Nous avons décidé d’arrêter momentanément nos engagements. Le jeudi 14 novembre, on fera un arrêt de cours jusqu’au samedi 16 novembre tout en poursuivant les négociations avec le gouvernement. Et si une solution négociée n’est pas trouvée entre nous et le gouvernement d’ici le 16 novembre prochain, nous déclancherons à une grève ».
Parmi leurs revendications, le syndicat des enseignants de l’UDC a demandé au gouvernement un calendrier pour l’élection du président de l’Université, la question des avancements indiciaires mais aussi la question des arriérés de salaire. « Sur le premier point, le gouvernement a répondu qu’il faut attendre les assises nationales de l’éducation prévues ce mois. Et pour les avancements, le ministre de l’éducation s’est engagé à se concerter avec le ministre des finances afin de trouver une réponse avant le 5 de ce mois », rappelle-t-il. A peine les étudiants ont trouvé un accord avec le gouvernement permettant un bon déroulement de la rentrée universitaire, le syndicat des enseignants monte au créneau au risque d’une nouvelle grève illimitée.
Kamal Gamal
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