Avec stupéfaction, Youssouf Boinaheri, secrétaire général du syndicat national des enseignants à l’université (Sneuc) a rencontré la presse le 27 août dernier pour regretter une délibération des résultats de la faculté des sciences et techniques (FST) sans respect des procédures normales. Pour le conférencier, toute délibération se fait en concertation par un conseil d’enseignants qui siège avant l’affichage des résultats. Ce qui n’est pas le cas cette année.
C’est « inhabituel » et ce ne sont pas des « résultats dignes d’une université comme la nôtre », a regretté Youssouf Boinaheri, secrétaire général du syndicat des enseignants à l’université des Comores (Sneuc). Devant les médias, le syndicaliste n’a pas mâché ses mots. « Certains étudiants ont appris la sortie des résultats soit via internet, soit de bouche à oreille ou à travers des canaux que j’ignore encore. D’habitude les résultats sont affichés sur les murs de l’université. Ce qui permet aux étudiants de constater de visu leurs travaux. Et jusque-là, les résultats sont sortis sans affichage. C’est vraiment ridicule ». Interrogé sur l’identité des responsables ayant divulgué les résultats, le chef syndical a répondu : « je suis très mal placé pour les connaître en tout cas, les résultats sont sortis. Peut-être si vous vous rapprochez des étudiants en tant que médias, vous aurez des réponses. Moi, en tant que syndicaliste je dénonce le sarcasme universitaire que nous sommes en train de subir depuis qu’on a entamé cette grève ».
Le conférencier a fait comprendre que le gouvernement n’a pas cherché à discuter avec les syndicalistes, encore moins à trouver un compromis. « Nous avons déclenché une grève cela fait déjà des mois. Normalement, le gouvernement devait trouver une stratégie pour apaiser notre colère. Et oui ! Nous sommes en colère raison pour laquelle, nous avons cessé de travailler. Mais depuis, le gouvernement est sans réaction à part des menaces et sortie médiatique basée sur des mensonges selon lesquelles la plupart de nos revendications sont satisfaites. Nous en avions cinq et une seule a été répondue », a rappelé Youssouf Boinaheri.
Et de poursuivre avec amertume : « C’est comme si le gouvernement manifeste un mépris à notre égard. Il s’en fout de nos revendications. Et c’est regrettable pour des responsables qui ne trouvent aucune stratégie de sortie de crise ». Avant de conclure ses propos, le secrétaire général du Sneuc a exhorté le gouvernement de revenir sur ses décisions et de cesser les pressions à l’encontre des enseignants, pour privilégier l’ouverture d’un dialogue permettant aux deux parties de trouver un compromis acceptable pour le bon fonctionnement de l’université.
Kamal Gamal
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