Toujours en grève, le syndicat des enseignants à l’université des Comores (Sneuc) déplore un mauvais climat social. Depuis quatre mois, il se plaint du silence du gouvernement qui, en dépit de la grève des enseignants, fait la sourde oreille à leurs revendications. Les enseignants devaient effectuer la rentrée universitaire le 1er septembre dernier, selon l’arrêté du ministère portant calendrier 2025-2026. Hélas une reprise inopérante. Devant la presse, Youssouf Boinaheri, secrétaire général du Sneuc a regretté un arrêté sans effet.
Le torchon continue de brûler entre le syndicat des enseignants à l’université et les autorités éducatives. Ces dernières sont restées muettes face aux revendications depuis déjà quatre mois. Le Sneuc ne décolère pas. La semaine dernière, le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur a publié un arrêté fixant la rentrée des enseignants au 1er septembre dernier. Devant la presse le 2 septembre, le secrétaire général du Sneuc Youssouf Boinaheri, n’a pas mâché ses mots. Il a d’abord regretté un arrêté hors format administratif. « D’ailleurs, le ministre de l’éducation devait signer deux arrêtés : un arrêté portant calendrier scolaire et un arrêté portant calendrier universitaire. Mais les reprises des deux niveaux d’enseignement ne peuvent pas être définies dans un seul arrêté. C’est hors cadre administratif », a martelé le conférencier.
A en croire le ministre de l’éducation nationale, il y aurait eu mauvaise gouvernance, en parlant de « 400 millions mal gérés à l’université ». Et le leader syndical de s’interroger en quoi « les enseignants seraient responsables de cette mauvaise gestion d’une somme aussi importante ? Sinon, pourquoi les enseignants en paient le prix ? » Car, poursuit-il, « lorsqu’on parle de mauvaise gestion d’une telle somme dans une administration, normalement, on diligente une enquête pour identifier les coupables ».
Ce dernier a également taclé le ministre Mvoulana qui accuse les enseignants d’incompétence. « Pourquoi tant de haine sur les enseignants. Pourquoi une telle bassesse de la part de notre ministre. C’est inadmissible ! Les enseignants font proprement leur travail. Mais ce sont nos responsables qui ne sont pas à la hauteur de répondre à leurs obligations ». Le chef syndicaliste a décrit des responsables qui ne sont même pas en mesure de trouver une stratégie d’entente avec les grévistes pour désamorcer la crise qui secoue l’université. Mais des responsables qui prennent des décisions sans consultation des concernés. Pour les enseignants, ils n’ont clôturé l’année universitaire 2024-2025, et donc il est impossible d’entamer une nouvelle année académique sans satisfaction de leurs revendications.
Kamal Gamal
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