Le syndicat national des enseignants de l’université (Sneuc) a déclenché depuis le 19 juin dernier une grève paralysant le fonctionnement de l’Université. Lors d’une rencontre avec la presse hier mardi, Youssouf Boinaheri, secrétaire général du syndicat a parlé d’une grève dont les revendications concernent essentiellement le statut des enseignants et la régularisation de salaires. Selon, lui le gouvernement doit revenir à l’esprit de dialogue au lieu de faire la sourde oreille.
Le nouveau bureau du syndicat national des enseignants de l’Université (Sneuc) a convié la presse pour parler de la situation qui prévaut actuellement dans l’institution. Son secrétaire général Youssouf Boinaheri a rappelé : « Nous avons tenu deux assemblées générales, l’une ordinaire et l’autre extraordinaire. A l’issue de la première assemblée, des résolutions ont été prises. Ces dernières ont été transmises au ministre de l’éducation nationale, ainsi qu’au secrétaire général du gouvernement et aux chefs des composantes de l’université. Nous espérions obtenir une réponse. Certes, elle (la réponse) est donnée mais de manière verbale alors que nous espérions obtenir un courrier ».
C’est donc c’est dans ce contexte que l’assemblée extraordinaire a été organisée pour prendre une décision. « Nos doléances restent les mêmes : La fin de l’instabilité du statut des enseignants, la régularisation des salaires et le financement de l’université » a-t-il martelé. Pour le conférencier, l’enseignement supérieur a trois niveaux de responsabilité, celui de l’État, celui de l’enseignant, qui doit remplir ses obligations et enfin la responsabilité du parent. Il a tenu à remettre chacun devant ses responsabilités. « Aujourd’hui, l’enseignant part en grève. A qui la faute ? s’est-il interrogé.
Le ministre de l’éducation s’apprête à organiser les assises sur l’éducation nationale. Le syndicat lui a écrit pour demander à y participer. Une requête restée sans suite, semble-t-il. Le ministre est déjà en campagne pour sensibiliser les chefs de villages et les communautés tandis que les acteurs concernés sont exclus du processus, déplore le chef syndicaliste. « En tout cas, nous sommes toujours disposés à participer aux assises si le ministre nous en donne l’occasion. Ce dernier est revenu sur le dysfonctionnement de l’université tout en tenant à rassurer que leur mot d’ordre de grève sera levé, dès que le gouvernement aura satisfait à leurs revendications.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC