Le désensablement est la cause principale de ces dégâts qui ravagent des sols, et des foyers dans la région de Bambao Mtsanga vers Ongoni. La pauvreté serait un facteur clef de cette destruction inconsciente de l’environnement marin d’où les conséquences très néfastes. La jeunesse pointe du doigt la pauvreté et le manque de travail.
La Mairie de Bambao Mtsanga insiste que le sable c’est l’environnement. Mais quand on veut du stable pour construire la commune ou réaménager on ordonne l’extraction du sable d’une façon bien calculée. « Quand nous faisons les travaux de la commune, la Mairie finance les autres ingrédients comme barres de fer, ciment et une partie de la main d’œuvre, donc c’est la communauté qui extrait le sable d’une manière non sauvage » indique Sailina Abdou, secrétaire particulier de la Mairie de Bambao Mtsanga.
Pour la jeunesse sans emploi, on accuse les intellectuels et les riches. Pour Mona Halifa « cette montée des eaux est provoquée par les intellectuels. On n’a pas fait de formation professionnelle mais ceux qui sont intellectuels qui nous donnent jour et nuit l’argent pour détruire l’environnement ». Selon encore notre interlocuteur « ils peuvent nous créer d’autres solutions pour le gagne-pain, eux qui sont partout ailleurs et qui ont pleine relations ».
A Ongoni village près de quelques kilomètres de Bambao Mtsanga, les dégâts sont très durs. Si à Bambao Mtsanga, dans quelques années, le cimetière sera englouti par les eaux, un baobab sera déraciné par les vagues, à Ongoni des habitations sont menacées. Et en marée haute l’eau rentre dans certains foyers.
Echati Houmadi habitante d’Ongoni confie à nos confrères de l’ORTC les graves de risques. «Nous ne vivons pas, nous sommes en enfer. Quand la mer s’agite, on ne vit pas. Les eaux entrent dans la cour, là où on dort, la cuisine et partout. Nous qui avons des maisons en pailles c’est de mal en pire chaque saison».
L’ex Maire de la commune d’Ongoni interpelle tout le monde. «Si on ne prend pas conscience, c’est tout ce qu’on a construit depuis des années qui sera ravagé par les eaux et ces vagues violentes ». Ibrahim Ali Boura, ancien de la commune d’Ongoni tire la sonnette d’alarme et démontre que « tout sera ravagé, mosquée, foyer, école… A noter que de Mutsamudu vers Bandrani, à l’exemple de Chikoni chaque année la route qui mène vers Sima en passant par Bandrani subit des dégâts provoqués par les houles et la montée violente des eaux.
NJ
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC