Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est le plus grand fonds multilatéral pour l’environnement. Les fonds qu’il regroupe agissent de concert et de manière intégrée pour relever les défis les plus urgents de la planète. Ses financements permettent aux pays en développement de répondre à des enjeux complexes et d’œuvrer à la réalisation des objectifs internationaux en matière d’environnement. C’est ainsi, qu’au cours des 30 dernières années, ce fonds a fourni plus de 27 milliards de dollars et mobilisé 155 milliards de dollars au profit de projets prioritaires pilotés par les pays.
Dans le cadre de son 9ème cycle de reconstitution des ressources (FEM-9), les pays donateurs ont annoncé une contribution initiale de 3,9 milliards de dollars au Fonds pour l’environnement mondial (FEM), témoignant ainsi de leur ferme engagement en faveur de la réalisation des objectifs environnementaux par le biais de la coopération multilatérale. Ce financement considérable permettra au FEM de renforcer les investissements en faveur d’un développement respectueux de la nature, en aidant les pays en développement à répondre à leurs priorités les plus urgentes et à produire des effets positifs pour l’environnement mondial, au profit des populations comme des écosystèmes. D’autres promesses de contributions en soutien à un cycle quadriennal solide et ambitieux sont attendues d’ici la réunion du Conseil du FEM à fin mai, lorsque l’enveloppe finale de reconstitution sera approuvée.
Pour Claude Gascon, directeur général et président par intérim du FEM : « Cette reconstitution adresse un signal fort : la communauté mondiale ne tourne pas le dos à la nature, même dans un contexte de priorités concurrentes. Les pays donateurs ont été à la hauteur de l’enjeu et pris des engagements audacieux pour l’avenir de la planète. Les quatre prochaines années du cycle FEM-9 refléteront cet effort très ambitieux pour atteindre les objectifs environnementaux de 2030 ». Le GEF-9 couvrira la période de juillet 2026 à juin 2030, le FEM assurant la fonction de mécanisme de financement de six conventions internationales sur l’environnement : la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCNULD), la Convention de Minamata sur le mercure et l’Accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBJN).
Cette reconstitution des ressources intervient à un moment charnière. Les expertises mondiales font état d’un déclin rapide et alarmant de la biodiversité et des écosystèmes, la planète se rapprochant de points de basculement critiques. Les nouvelles ressources aideront les pays en développement les plus vulnérables à la dégradation de l’environnement à intégrer la valeur de la nature dans leurs plans de développement nationaux, leurs budgets et leurs économies, tout en catalysant des financements privés pour combler le déficit persistant de fonds en faveur de l’environnement. L’ambition et l’approche du FEM au cours des 4 prochaines années s’articuleront autour de quatre grandes priorités parmi elles, les financements renforcés pour les Pays les Moins Avancés (PMA) et les Petits Etats Insulaires en Développement (PIED), et augmentation significative de l’aide aux populations autochtones et locales. Le FEM-9 a pour objectif d’allouer 35% de ses ressources aux PMA et aux PEID, et 20% au soutien des peuples autochtones et communautés locales. La 71e réunion du Conseil du FEM se tiendra à Samarcande, en Ouzbékistan, du 31 mai au 3 juin 2026. Elle se déroulera préalablement à la 8e Assemblée du FEM, lors de laquelle les contributions individuelles des pays seront annoncées publiquement.
Mmagaza
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