Après plusieurs semaines de bras de fer, un dénouement a été trouvé entre le collectif des soignants contractuels et le ministère de la santé. Il s'agit d’un protocole d’accord décisif, intervenu mardi 28 avril et marquant la reprise immédiate du travail au centre hospitalier national El-Maarouf. Ce compromis, fruit de négociations ardues, vise à garantir la continuité des soins tout en répondant aux revendications sociales des grévistes.
L’atmosphère était à l’apaisement, mardi dernier, au ministère de la santé. Lors du point de presse précédant la signature, l'accent a été mis sur la réintégration sereine des agents suspendus. L’attente est désormais que ces professionnels retrouvent leurs postes sans crainte de stigmatisation, mais plutôt comme des citoyens ayant exercé un droit reconnu, celui de faire grève. Maître Idriss Saandi, avocat du collectif, s'est d'ailleurs montré optimiste quant à la suite des événements : « pour l'immédiat, les soignants sont satisfaits car leurs revendications ont été entendues et acceptées. Nous avons exigé un acte matériel pour garantir ces engagements, d'où la signature de ce protocole par le secrétaire général du ministère et le porte-parole du collectif. » Bien que certains points restent à affiner dans un futur proche, l’avocat souligne que les garanties obtenues permettent une reprise du travail sous de bons auspices.
Devant un parterre de journalistes et de représentants syndicaux, le porte-parole du collectif des soignants contractuels a officialisé la levée du mot d’ordre de grève. C’est avec une émotion visible qu’il a salué l’aboutissement des négociations, tout en faisant preuve d’une grande humilité. Conscient de la complexité de sa mission et de la diversité des attentes au sein du collectif, Zainoudine Ahamada, a tenu à présenter ses excuses en cas d’éventuels malentendus survenus durant le mouvement, tout en exprimant sa gratitude envers ses collègues et les autorités. Le secrétaire général du ministère, Soudjay Mohamed, a rappelé quant à lui, l'importance stratégique de ce personnel soignant. Ancien infirmier lui-même, il a affirmé comprendre les préoccupations de ses confrères tout en soulignant que l’État compte massivement sur cette expertise nationale pour assurer le fonctionnement du futur CHU El-Maarouf. « Je me réjouis de ce protocole d'accord qui permet de restaurer le potentiel humain de l’établissement, assurant le retour aux postes des équipes soignantes indispensables au bon fonctionnement des services de santé », a-t-il déclaré.
C'est au ministre Ahamadi Sidi Nahouda qu'est revenu le mot de la fin. En scellant cet accord d’un engagement solennel, il a tenu à rassurer les soignants : « Je vous ai entendus, et je vous remercie pour votre confiance. Je m'engage personnellement à ce que les termes de ce protocole soient strictement respectés. » Avec cette signature, l'hôpital pourra retrouver sa pleine capacité opérationnelle des ressources humaines, garantissant ainsi la continuité des soins et la pleine mobilisation du personnel soignant au service des patients. Au grand soulagement des patients.
Hamdi Abdillahi Rahilie
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC