La plupart des concitoyens qui étaient bloqués en France à cause de la fermeture des frontières pour cause de coronavirus ont regagné Moroni le 4 juin dernier. 130 personnes sont rentrées tandis que d’autres, qui étaient bloqués à Moroni, ont regagné Paris avec le même avion.
Un charter d’Ethiopian Airlines a rapatrié environ 130 comoriens après avoir été testés négatifs à la Covid-19 depuis l'hexagone. Une bonne nouvelle pour les familles qui étaient allées accueillir leurs proches bloqués à Paris depuis la fermeture des frontières pour endiguer la propagation du coronavirus. Sur place, à Hahaya, ces expatriés appelés communément « JeViens » se disent « soulagés ». « Pour pouvoir embarquer, on devait être examinés et c’est ce qui a été fait. J'ai passé mon test avant d'obtenir le feu vert de vérifier mon identité sur la liste d'attente. Et je me suis senti soulagé car je mourais d'envie de revoir ma famille sans pour autant prendre des risques de la mettre en danger », se confesse Mohamed, du nom de ce passager que nous avons interrogé.
Suite aux nouveaux cas importés de Zanzibar où les rapatriés avaient dû passer deux semaines de quarantaine, le gouvernement comorien a tiré les leçons et s’est assuré de faire tester ces passagers venant de Paris avant de regagner Moroni. « Nous avons dans nos mains les analyses des concitoyens bloqués à Paris et ils sont tous négatifs », devait annoncer Houmed Msaidie, le porte-parole du gouvernement lors du dernier conseil interministériel. Ce rapatriement a permis également aux Comoriens résidant à l'hexagone et bloqués à Moroni de devoir regagner Paris à bord du le même vol, le même jour.
Cette dernière catégorie salue les efforts déployés par le gouvernement depuis le début de la crise. « J'ai ma famille en France et elle a besoin de moi dans cette période difficile. C’est une bonne nouvelle de pouvoir enfin les rejoindre », nous confie cette dame pressée de franchir le portique menant à la salle d'attente. Interrogée sur les risques d'attraper la maladie une fois sur le sol français, elle se veut optimiste : « Cela me tracasse à vrai dire, mais je ne peux pas rester dans le pays (aux Comores, Ndlr) sous prétexte d'éviter le coronavirus. Quand on court après le bonheur de la France, on ne doit pas fuir son malheur », s’amuse-t-elle comme pour reformuler la très célèbre expression lors des cérémonies de mariages : pour le meilleur et pour le pire.
Kamal Gamal
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