Le gouvernement à travers le ministère de l'éducation nationale s'appuie sur la formation et l’insertion professionnelle des jeunes pour lutter contre le chômage et permettre au pays de s'épanouir économiquement. Ce programme vise les jeunes hommes et femmes qui évoluent dans l'apprentissage traditionnel plus que ceux qui poursuivent le chemin de l'école.
Nombreux sont les jeunes qui évoluent dans les centres de formation professionnelle après avoir déserté le chemin de l'école pour plusieurs raisons. Le gouvernement estime que ces jeunes peuvent acquérir des techniques, un savoir et des talents leur permettant de réussir leur vie, mais en dépit des moyens, ils continuent de se noyer dans le chômage et la misère. Une situation qui ne facilite pas aussi le développement économique du pays. C'est pour cette raison que le gouvernement a adopté le programme « Msomo na Hazi » dans le but d'accompagner les jeunes à s’insérer dans la vie active. Selon l'ancien directeur du centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS) Nouroudine Abdallah et actuel chef du projet, il « vise les jeunes de 15 à 35 ans », pour un accompagnement à travers les centres de formation, « dans le but de sélectionner les jeunes qui évoluent dans l'apprentissage traditionnel (wusonya) et autres savoir-faire. D'autant plus qu'il ne suffit pas de les former sur les métiers mais aussi de les aider à s'intégrer dans le monde professionnel ».
Lors de la cérémonie de lancement officiel des travaux, le ministre de l'éducation Djanffar Salim Allaoui a parlé d'un projet « grandiose » qui doit beaucoup plus contribuer dans la lutte contre le chômage des jeunes. « C’est un projet très important appuyé par nos partenaires plus précisément l'Union Européenne pour permettre au pays à mieux se développer à travers le secteur éducatif. Ce programme est un segment ou une voie d'orientation, une chance nous permettant d'octroyer aux jeunes comoriens des savoir-faire et des pratiques dans leur vie active », avance-t-il. Et de solliciter une implication des responsables du projet Formation et insertion professionnelle dans l'investigation et l'identification des jeunes pour assurer sa réussite avant de recommander une collaboration profonde entre le ministère de l'emploi et le ministre de l'éducation pour espérer des bons résultats.
Pour le président de la République, rien n’est plus important que l'apprentissage "Msomo" en langue nationale surtout quand on parle des jeunes et que l'objectif est de réduire le chômage et de promouvoir l'économie du pays. Ce programme doit se poursuivre dans l'ensemble des îles et doit améliorer les conditions de formation à l'IUT (Institut universitaire de Technologie) qui abrite une salle de formation Technique perfectionné et le centre de formation de Wemani à Moheli puis appuyer l'école de formation technique de Ouani Anjouan. Le projet doit également améliorer sa en termes de partenariat entre secteur public et privé et les organisations de la société civile.
Kamal Gamal
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