Avec l'espoir de réussir, une mission française conduite par Philippe Brousse à Moroni, promet à la population de vivre une ère nouvelle concernant la gestion des déchets à travers la solution BioBeeBox (BBB). Il s'agit d'un projet visant à transformer les déchets en matière organique et énergétique. Ce projet est financé à hauteur de 800.000 euros par la France.
La gestion des déchets est un vrai défi pour le pays. Non seulement pour l’image insalubre de la capitale mais aussi parce qu’ils fragilisent la santé de la population. C'est dans l'objectif de trouver une solution que le gouvernement travaille en partenariat avec la société Bee and Co en accord avec la société des scientifiques et des ingénieurs comoriens (S21C) et Utopio pour gérer les déchets mais avec la théorie de la loi de Lavoisier selon laquelle « rien ne se perd, rien ne se crée mais tout se transforme ». Hier jeudi, Philippe Brousse, directeur général du Bee and Co et sa collègue Véronique Perez ont parlé de l'installation de la solution BioBeeBox à Oichili. « Cette solution est très efficace. Car non seulement elle permet la gestion des déchets mais elle les valorise et transforme en matière organique et énergétique. C'est-à-dire qu'on peut produire à travers la solution du gaz combustible, de l'eau pure », explique-t-il.
Au cours de leurs interventions, les spécialistes ont surtout insisté sur la distillation des huiles essentielles, four à pain et la préparation de la vanille. C'est dans cet aspect que Véronique Perez montre que le projet va contribuer à la rédaction du chômage. « On nous a offert 4 hectares de terrain pour installer l'usine. Des gens vont se charger de ramasser les déchets, d'autres vont se charger de les triller pour que la transformation soit bonne. Sur ce, les comoriens peuvent utiliser du gaz combustible qui produit à travers cette solution et puis on peut produire de l'eau », dit-elle. Concernant le produit eau, la directrice des opérations a précisé que l'eau qui serait recueillie en premier temps ne serait pas une eau de qualité et il sera question de la pasteuriser pour tuer les microbes et l'assainir pour aboutir à une eau pure et claire. « Si la population ne consomme pas cette eau directement, elle peut servir sur d'autres projets satellites », souligne-t-elle.
De son côté, Saïd Omar Saïd Hassane, secrétaire général de la S21C estime qu’il s’agit d’un projet d'une très grande envergure en ce sens qu’il peut aider l'agriculture, l'élevage et d'autres projets satellites. Et de se réjouir également que dans la région de l'océan Indien, les Comores seront le premier pays à en bénéficier. « Le projet bénéficie de l'accompagnement financier de la France à hauteur de 800.000 euros dont 5000 euros sont déjà mobilisés », indique-t-il.
Pour le maire de Moroni, Hassan Mohamed Halidi, le projet va beaucoup contribuer au développement économique du pays. Car non seulement il va propulser des gains environnementaux mais permettra à la population de travailler dans la mesure où, le projet demande une main d'œuvre importante pour l'accomplissement des tâches. « Ce projet a été présenté devant les maires de Oichili yadjou et yaboini, ceux de Hamahamet et Mboikou. Nous ne pouvons qu’espérer que le projet arrive à son terme », conclut-il.
Kamal Gamal
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