Plusieurs acteurs d'économie et de gestion durable des ressources et autorités compétentes ont engagé des discussions depuis le 4 décembre dernier dans le but d'aboutir à des solutions visant à renforcer la surveillance de nos ressources marines. Il s'agit d'un programme de coopération technique (TCP) 3903 de la FAO, soutenu par le gouvernement pour adopter un plan d'action de surveillance communautaire dans les zones signataires des accords de cogestion des ressources halieutiques.
Le pays veut garantir ses richesses marines pour une meilleure économie. C'est dans cette optique que le ministère de l'agriculture à travers le programme de coopération technique 3903 de la FAO, financé à hauteur de 409 000 USD vise à disposer d'outils stratégiques en discutant sur les paramètres d'amélioration et de renforcement de la gestion durable des ressources halieutiques. Il s’agit de renforcer la résilience des communautés locales. Sur ce point, la communication du ministère de l'agriculture a rappelé que « les Comores possèdent une Zone Économique Exclusive (ZEE) étendue couvrant plus de 160 000 km² abritant une biodiversité marine riche, comprenant une grande variété d'espèces de poissons à forte valeur commerciale ». Et de reconnaître que « le pays fait face à des défis importants dans la gestion et la surveillance de leurs ressources halieutiques, en raison de la pression croissante exercée sur ces dernières. Pour répondre à cette situation, la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) a mobilisé un consultant international pour accompagner le Centre National de Contrôle et Surveillance des Pêches (CNCSP) dans l'élaboration de ce plan, grâce à une démarche participative incluant des consultations auprès des acteurs locaux ».
Les représentants de la FAO ont montré le 04 décembre dernier, lors de l'atelier que le programme a une très grande importance sur la structuration et la sécurisation des produits de de la mer. Bien évidemment cela ne pouvait pas se faire sans l'intervention des travailleurs de la mer. « Nous sommes également ravis d'avoir été impliqués dans le processus de validation et de décision, car cela renforce notre sentiment d’appartenance et garantit que nos besoins et réalités sont pris en compte », s’est réjoui Badroudine Ahamada, Président national des pêcheurs comoriens.
Présent à cette rencontre, le ministre de l'agriculture, Daniel Ali Bandar a déclaré que le pays connaît des difficultés liées aux échanges maritimes et aux pratiques illicites de pêche, tout en montrant qu'à travers les discussions, le pays pourra bénéficier d'une surveillance des ressources marines. Les participants ont suivi la présentation d’une synthèse du plan de sécurisation des ressources marines, tenant compte des recommandations des parties prenantes pour la mise en œuvre dudit plan.
Kamal Gamal
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