Dimanche 6 septembre vers 18h50, à la sortie de Chomoni, un accident de la route a coûté l’avant-bras droit à une jeune femme de 35 ans, figure de l’écotourisme local. Opérée d’urgence, elle reste dans un état grave qui relance le débat sur la sécurité routière et suscite l’urgence d’une évacuation sanitaire.
Les faits se sont produits dimanche soir sur l’axe routier d’Oichili. Il était 18h50 quand une violente collision est survenue à la sortie de Chomoni. Parmi les victimes, une femme de 35 ans. Grièvement atteinte, elle a subi une amputation traumatique complète de l’avant-bras droit sur le lieu du choc. Évacuée en urgence, elle a été opérée dans la soirée à l'hôpital de référence. Son pronostic vital n’est plus engagé, mais son état reste très grave. Ce drame remet au centre l’urgence de la sécurité routière. Excès de vitesse, dépassements dangereux, absence de trottoirs et de signalisation, les facteurs à risque s’additionnent. Autorités, usagers et transporteurs doivent entendre l’alerte. Une amputation de cette envergure exige une prise en charge spécialisée, notamment une chirurgie reconstructrice, prévention des infections, gestion de la douleur fantôme, appareillage précoce. Par conséquent, cette jeune femme a besoin d’une prise en charge multidisciplinaire que seul un centre hautement équipé peut offrir.
Par ailleurs, l’amputation n’est pas qu’une blessure physique. Le traumatisme psychologique est pour le coup immense : état de choc, anxiété, stress post-traumatique. Un suivi psychologique digne est vital. D’où l’appel de ses proches pour une évacuation à l’étranger, pour une chirurgie secondaire optimale, telle qu'une prothèse adaptée, une rééducation fonctionnelle et un accompagnement psychologique pour revenir sans séquelles majeures. Car la blessée n’est pas une victime anonyme. Diplômée d’un Master en ingénierie commerciale, communication et marketing, cadre chez Comores Câbles et fondatrice d’Eco Massiwa, devenue Ecomasiwa, elle est une étoile de l’écotourisme durable. Randonnées dans les parcs nationaux, balades en mer, valorisation du patrimoine, éducation environnementale. Elle a fait de la promotion des Comores l'un de ses objectifs.
En 2017, son projet est distingué par le PNUD dans le cadre du Renap. En 2022, elle a porté les couleurs du pays à Solidarissimo à Colmar. Engagée contre les violences faites aux femmes et aux enfants, active dans plusieurs associations et chargée de communication de l’ICTB (Initiative citoyenne pour la transparence budgétaire), où elle vulgarise la loi de finances, elle incarne une génération qui agit. Depuis l’annonce, une vague de solidarité s’est levée. À Irohé, son village natal, parmi ses amis, ses proches et la diaspora, un comité de soutien s’est constitué. L'objectif étant de la soutenir pour des soins spécialisés et obtenir au plus vite son évacuation sanitaire. Outre l’émotion, l’affaire pose une question : que fait-on pour protéger ceux qui font rayonner notre archipel ?
Hamdi Abdillahi Rahilie
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC