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Grave pénurie d’eau dans le Nyumakele à Anjouan

Grave pénurie d’eau dans le Nyumakele à Anjouan © : HZK-LGDC

Les localités de Koni et Kyo dans le Nyoumakélé traversent des moments très difficiles en matière d’approvisionnement en eau potable. Le réseau et les conflits sociaux en sont les causes principales. Le Maire de Chawaeni, Houmadi Ousseni Abdallah tire la sonnette d’alarme.


A Koni Djodjo, le réseau d’adduction d’eau est endommagé par des habitants qui ont coupé le réseau et procédé à des branchements sans suivre la procédure normale. Des femmes et des associations crient jour et nuit et veulent que la mairie s’implique rapidement pour résoudre ce problème. « L’eau de Koni Djodjo n’est pas pour une classe sociale, l’eau doit-être pour tout le monde. Si des gens se permettent de détruire le réseau pour juste s’alimenter anarchiquement, c’est une faute très grave qui risque de créer des problèmes entre habitants de Koni », lance une mère de famille connue au nom de Ma Fayka et responsable d’une association féminine. Selon cette dame, le ménage konien n’arrive pas à s’approvisionner en eau sans parcourir des kilomètres. Et la destruction du réseau en est la cause. 

Koni n’est pas la seule localité qui est impacté par cette pénurie d’eau. Dans le Nyoumakélé c’est pire, n’en parlons plus dans les autres localités de l’île. « Pourquoi la Banque Mondiale, l’Union Européenne et d’autres bailleurs ne se focalisent pas sur cette question vitale de l’eau dans l’ile ? », s’interroge Salim Anffani, un instituteur, avant d’ajouter que « c’est inadmissible qu’en 2021, une petite ile de quelques 300 000 habitants, naturellement dotée en ressources hydrauliques abondante « comme les rivières, une pluviométrie très élevée et des réserves d’eau en sous-sol souffre de la sorte ».

Quand au Maire de la commune de Chawaeni, à Nyoumakélé l’affaire est grave et tend à se généraliser dans les autres régions de l’ile. Il regrette qu’ « en 2021, dans sa commune et particulièrement au village de Chawaeni, aucun ménage n’ait accès à l’eau de robinet. On se bouscule tous dans des fontaines publiques pour remplir un récipient ».

Dans la commune d’Ongoni, le mal s’invite dans les villages. « Ici, à Kyo, nous connaissons depuis belle lurette deux calvaires : à savoir la route et l’eau. Ces deux maux restent les promesses creuses des politiciens de la région mais une fois élus on ne les voit plus », indique M. Chaher alias Tonton, un ancien chauffeur de transport en commun. Il faut rappeler qu’Anissi dilue son bilan dans celui du chef de l’Etat. Donc, gardien qu’il soit, tout ce qui se fait à Anjouan, c’est Azali le responsable. 

Nabil Jaffar

 


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