La Gazette

des Comores

Grogne contre la hausse des tarifs des documents d’état-civil : Les maires d’Anjouan emboitent le pas à leurs collègues de Ngazidja

Grogne contre la hausse des tarifs des documents d’état-civil : Les maires d’Anjouan emboitent le pas à leurs collègues de Ngazidja © : HZK-LGDC

Les 20 maires d’Anjouan se sont réunis dans la commune d’Ongojou à Nyoumakele pour contester, à leur tour, la hausse « irréfléchie » des documents d'état civil. Une réunion qui a duré près de trois heures de temps et qui a abouti à des « conclusions satisfaisantes ».


Suite à l'arrêté n°21-10 du ministère des finances revoyant à la hausse les tarifs des documents d’état civil, les maires de Ndzouani, en prenant en compte les doléances de la population locale, se sont rencontrés à Ongojou lundi dernier pour réfléchir sur une prise en compte des inquiétudes de la population par rapport à cette décision du ministre des finances

 

« Nous sommes de ce régime, nous puisons les bases de la politique de l'émergence, mais nous sommes en même temps porte-paroles de nos localités respectives et surtout premiers magistrats des administrés. Et face à une telle décision, on ne peut pas rester les bras croisés », indique Mohamed Abdou Nassim, porte-parole de l'association des maires d’Anjouan. Il a fait comprendre aux médias que cette rencontre a beaucoup insisté sur l'intérêt général de la population de l'île et qu’elle épouse la ligne de combat des collègues de Ngazidja.


Il a également annoncé que les maires de Ndzouani se joignent à la dynamique des maires de Ngazidja pour demander au gouvernement à travers les ministères des finances et de l'intérieur de sursoir cette décision « car en réalité nos populations locales seraient incapables de faire un document avec ces prix exorbitants ». « Ces prix sont exorbitants et vont coincer la population qu’on représente dans leurs démarches administratives », précise-t-il.

 

Pour rappel, les frais de l’acte de naissance par exemple sont passés de 1500 Fc à 2500 francs, le certificat de résidence est à 5000 Fc contre 1500 Fc auparavant, l’acte de décès est fixé à 5000 Fc contre 1500 Fc. Pour ce qui est de l’acte de mariage, il est fixé à 7500 Fc contre 1500. L’acte de divorce coute quant à lui 10.000 Fc contre 1500 Fc… « Maintenant ils taxent les nouveaux nés et les morts pour financer leurs privilèges », s’amuse le rappeur engagé Cheikh Mc. Selon nos informations, le ministère des finances aurait cédé face à la pression des communes.

 

Nabil Jaffar

 


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