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Grève à l’université : Le SNEUC persiste et signe

Grève à l’université :  Le SNEUC persiste et signe © : HZK-LGDC

Les réactions du ministre de l’éducation et le communiqué du 18 août dernier publié par l’administration centrale de l’université par rapport à la grève des enseignants n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Le secrétaire général du syndicat national des enseignants (Sneuc) Youssouf Boinaheri a déclaré à la presse hier 19 août que la grève continue. Selon lui, « pas de réponse à leurs revendications, alors pas de rentrée ».


Déçu par le communiqué publié par l’administration centrale de l’université selon lequel : « sept sur neuf composantes ont procédé à la délibération des résultats », le secrétaire général du Sneuc Youssouf Boinaheri a recadré : « sur neuf composantes, deux seulement ont délibéré mais résultats de manière irrégulière. Je tiens à préciser que les résultats sont détenus par le corps pédagogique, plus précisément les enseignants. Nous n’avons pas corrigé les copies n’en parlons plus de délibération. L’administration ne détient pas des résultats. Et les seuls résultats livrés aux étudiants ne sont pas des résultats de passage mais de la première session. Nous n’avons pas encore entamé le processus de la deuxième session », a fustigé le conférencier.

Le leader syndical dit avoir suivi la récente intervention du ministre dans les médias,à travers laquelle il a parlé « d’un plan de redressement à l’université. Cela signifie un remplacement des enseignants. Nous n’avons pas peur de ses menaces et nous irons jusqu’au bout de nos revendications ». Interrogé sur leur position par rapport à la prochaine rentrée académique, il a répondu sur un ton ironique : « pour effectuer une rentrée académique, il faut d’abord clôturer celle qui était en cours. L’année n’est pas encore finie, il reste plein de travaux qui devront se faire avant de parler de rentrée 2025-2026. Et ces travaux ne se feront sans que nous ayons des réponses favorables à nos revendications. Et ce ne sont pas des menaces qui nous feront fléchir ».

Cette décision, a beaucoup surpris la plupart des journalistes témoins de la promesse du ministre Bacar Mvoulana contre les grèves fréquentes au niveau du système éducatif. Il a promis d’en finir et voilà donc une prochaine rentrée universitaire incertaine. « Si le ministre a rencontré les étudiants et leur a promis une reprise d’activité après 12 jours, c’est peut-être des dossiers concernant l’administration universitaire. Mais pas avec nous les enseignants. Nous n'avons encore conclu aucun pacte avec notre ministre », martèle le chef syndicaliste. Rappelons que cette grève des enseignants a débuté depuis juin dernier. Les enseignants revendiquent trois mois de salaire impayés, la révision des statuts de certains enseignants qui à nos jours demeurent gelés alors qu’un enseignant évolue dans sa carrière professionnelle et pédagogique selon les textes règlementaires. Les syndicalistes revendiquent aussi un budget de fonctionnement pérenne pour l’université afin d’éviter le cycle vicieux des crises intermittentes qui perturbent l’année académique.

Kamal Gamal

 

 

 


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