Le gouvernement comorien vient d’annoncer la hausse des prix du carburant. Le pétrole lampant passe de 250 FC à 350 FC, le gasoil de 450 FC à 650 FC et l’essence de 600 FC à 750 FC. Une hausse qui va impacter le quotidien du Comorien. Et en se réveillant ce mardi, c’est le prix du transport en commun qui monte en flèche dans la capitale mais aussi le prix du pain.
La vie du Comorien devient de plus en plus chère chaque jour. Et la hausse des prix des produits pétroliers vient d’apporter un coup de massue. Dans la soirée du lundi dernier, le gouvernement comorien a annoncé la hausse des prix à la pompe. Le pétrole lampant passe de 250 FC à 350 FC, le gasoil de 450 FC à 650 FC et l’essence de 600 FC à 750 FC. Une hausse qui va encore rendre difficile la vie des citoyens. Au lendemain de cette hausse, les Comoriens se réveillent avec une anarchie des prix, notamment les frais de transport en commun. Chacun fixe son tarif comme ça lui chante. Le frais du taxi en ville varie de 200 à 400 FC. « J’ai pris un taxi ce matin de Magoudjou à la Chambre de Commerce, j’ai payé 200 FC. Une chance pour moi sachant que les prix ont augmenté mais aussi, le bon cœur du taximan », avance Mohamed Ibrahim. Un autre qui a fait un peu plus court que cela a payé plus que lui. « J’ai arrêté le taxi, je suis monté et je suis descendu. Et après j’ai donné au taximan 500 FC, il m’a rendu 250 FC. J’ai trouvé cela abordable vu la hausse des prix », explique un enseignant qui partait de Badjanani vers le Lycée Said Mohamed Cheikh.
D’autres taximan vont jusqu’à faire payer 350 FC. « J’étais à Zilimadjou et je me rendais au petit marché de Moroni. Je suis descendu et j’ai payé au taximan qui m’a rendu 150 FC. Et je lui ai demandé s’il ne s’est pas trompé et il a répondu non », témoigne Abdou Fatoumia. Pire encore, d’autres vont jusqu’à 400 FC dans la capitale. « J’ai pris un taxi de Zilimadjou à Volo-Volo et j’ai payé 400 FC. C’est l’anarchie », lance cette femme de la quarantaine. En dehors de Moroni, certains usagers étaient prêts à rester chez eux. « J’ai arrêté plusieurs taxi et m’ont dit qu’on doit avoir 500 FC pour aller à Moroni », dit une femme de Mde, avant d’ajouter que « nous on payait 250 et nous demander de payer 500 FC, c’est trop ».
A part les frais du transport en commun, c’est le prix du pain qui augmente au bon matin de ce lundi. Le demi-pain qui se vendait 75 FC passe à 100 FC. La baguette qui se vendait 150 FC est passée à 200 FC. « Comme d’habitude, le matin j’allais chercher le pain. Et j’ai pris 5 demi-pains et on m’a lancé directement que le prix a déjà augmenté. Ca vous fera 500 FC. Je n’avais plus le choix », avance Abdillah Youssouf. Et ce n’est pas tout, le comorien doit s’attendre à une hausse majeure de certains produits. « Depuis hier que j’ai entendu l’annonce de la hausse du prix, je me demande comment nous allons vivre. C’est très difficile, la vie se complique tous les jours. Surement les pécheurs vont augmenter le prix du poisson. Bien sûr les commerçants vont répercuter la hausse à leur tour sur les produits alimentaires. Comment je peux m’en sortir avec un salaire misérable alors que j’ai une famille à nourrir. Le pire dans tout ça aucune mesure d’accompagnement n’a été mise en place par le gouvernement », lance un enseignant. Et d’ajouter que « les ministres ont des tickets de carburant, dotation de crédit et des grosses indemnités ainsi que d’autres privilèges. Là tout va bien pour eux. Nous sommes au courant que partout dans le monde, le prix de carburant a augmenté mais, ces pays ont mis en place des mesures d’accompagnement. Prenons l’exemple de notre voisin Madagascar, le président a augmenté les salaires des petits fonctionnaires. Ici on ne sait pas copier ».
Nassuf Ben Amad
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