La hausse des prix des produits pétroliers, s’est vite répercutée sur les frais de transport en commun. A Mutsamudu, le frais du taxi ville est plus cher qu'à Moroni. Il passe de 250 FC à 350 FC. Et alors qu’on attend toujours l’annonce des mesures d’accompagnement par le gouvernement, des rumeurs portent à croire que les salaires des fonctionnaires pourraient être revus à la hausse comme dans certains pays voisins.
350 FC est le prix du taxi ville et de Bandrani Mutsamudu, Mutsamudu-Ouani-Bazimini. Après deux jours de travail, le gouvernement et Wusukani wa Masiwa se sont convenus dans un hôtel à Ouani que les tarifs de taxis seront revus en hausse puisque ces chauffeurs ont déjà empoché des millions, puisqu'ils ne respectaient pas déjà les prix qui ont été fixés après la baisse des prix du carburant en 2019.
« Le prix de taxi Mutsamudu ville et les agglomérations de Bandrani-Mutsamudu-Bazimini ville est fixé à 350 fc. De Mutsamudu à Bambao Mtsanga, on est passé de 500 à 700 FC. Pour la ligne Mutsamudu-Domoni on a ajouté 150 FC pour passer à 900 fc. Mutsamudu Nyoumakele nord et sud, passent respectivement de 1000 et 1250 FC à 1200 à 1300 fc. Mutsamudu Sima-Bimbini-Bungweni, on a ajouté 200 fc pour atteindre 700 fc, Mutsamudu-Vouani 850 FC, Mutsamudu-Moya 1200 FC et Pomoni-Cuvette 600 FC », rapporte le délégué en charge du transport à Anjouan. Et d’ajouter que : « Mutsamudu-Cuvette 700 fc, Bambao Mtsanga 750 fc, Koni 800 fc et Jimilime 1000 fc ».
Depuis la hausse des prix, la population exprime son mécontentement face à ces tarifs augmentés brutalement sans concertation. Le délégué en charge de la défense ne manque pas de subterfuges face aux syndicats des taximan. « Le prix de revient du pétrole est de 500 fc le litre, ce qui veut dire qu'on perd 150 fc le litre. Sans oublier que depuis janvier jusqu'à ce renouvellement du dernier stock, on a perdu près de 8 milliards », montre-t-il. Ce ne sont pas les mesures d'accompagnement qui manquent. On accompagne toujours mais les aléas mondiaux ont fixé ces tarifs de carburant. On avait le choix : soit fermer la société les hydrocarbures ou vendre avec ces prix actuels ».
Cette hausse du prix du carburant se répercute déjà sur plusieurs produits et laisse augurer une inflation généralisée. L'électricité passe de 132 à 192 fc le kilowattheure dès samedi dernier selon un arrêté ministériel signé la fin de la semaine dernière pour la catégorie basse tension. Soit une hausse de près de 50%. Le pain à déjà perdu son poids, qui était déjà léger par rapport au prix de 75fc pour la petite baguette. Plusieurs produits qui dépendent de l'électricité vont s’envoler. Nombreux sont les consommateurs qui crient leur désarroi contre la situation chaotique imposée par une dégradation du pouvoir d’achat qui s’amplifie.
Conséquence de ces hausses vertigineuses, les gens préfèrent marcher pour économiser un peu sur leur maigre revenu. À la question de savoir si les salaires seront revus à la hausse, le délégué à la défense, n'écarte pas cette éventualité. Certaines sources avancent l’hypothèse d’une hausse de 12 à 25%, comme l’a fait le gouvernement malgache, pour atténuer la forte inflation des ces derniers mois.
Nabil Jaffar
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