Après une dure crise liée à la pénurie de farine qui avait impacté les boulangeries, depuis la fin de la semaine dernière, une quantité de farine a pu relancer les activités.
Durant des semaines, l’ile était confrontée à un manque de pain, le deuxième produit le plus consommé après le riz. Cette dure pénurie a duré plusieurs jours. Les boulangers en rupture de stock de farine ont passé certes des moments difficiles. « Nous vendons des sandwichs, mais avec la dure pénurie de farine, on avait suspendu nos activités. On a vécu des souffrances. Sans activités et faire face à la rentrée scolaire, c’était tellement dur », souligne Fahardine Ali, responsable d’une buvette.
A Mutsamudu, les célèbres vendeurs des sandwichs avaient baissé les rideaux. Les clients ont eu chaud durant des semaines. « Le seul pays qui n’arrive jamais à faire des planifications pour les produits de première nécessité. Nous travaillons toute la journée, nous sortons tard du boulot, la buvette qui est à coté est le seul endroit pour déjeuner. On ne comprend rien, cette perpétuelle pénurie », regrette un agent de Comores Télécom.
Les réactions divergent sur la question des pénuries répétitives de la farine. Certains déplorent que des boulangers qui bénéficient de la subvention de l’Etat pour maintenir leur prix, en profitent pour vendre cette farine à d’autres fins que la production de pain. « La même farine boulangère se vend dans des magasins », dit-on.
A noter que l’incompréhension plane beaucoup sur la toile concernant les pénuries des produits de première nécessité. Actuellement, le lait en poudre est presque invisible dans les rayons des magasins. Le prix passe de 8500 fc à 12 500 fc, pour le lait de 2,5 kilogramme. Le sucre de mauvaise qualité se vend très cher et celui de bonne qualité passe de 600 fc à 1000 fc. La hausse gagne d’autres produits comme l’huile, chacun fixe son prix à sa guise. La sardine peut s’acheter à 500fc au lieu de 350 en l’espace de quelques semaines. C’est l’anarchie totale, et les responsables du service de contrôle de prix refusent de faire le moindre commentaire.
Nabil Jaffar
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