La Gazette

des Comores

Impactées par la Covid-19, les écoles privées en attente du concours de l’Etat

Impactées par la Covid-19, les écoles privées en attente du concours de l’Etat © : HZK-LGDC

La coordination des écoles privées (CEP) a rencontré la presse hier 19 octobre pour poser une problématique quant à la rentrée scolaire 2020-2021 prévue en novembre prochain. Au niveau territorial, 250 établissements scolaires privés sont impactés financièrement par la covid-19 et se trouvent en occurrence endettée envers leurs personnels et les banques. Et si le gouvernement ne réalise pas une prompte intervention, certains établissements privés ne seront pas en mesure d’effectuer la rentrée prochaine.


Depuis le mois de mars dernier, la Coordination des Ecoles Privées a déjà rencontré le gouvernement à plusieurs reprises dans l’objectif de bénéficier d’un accompagnement financier pour pouvoir s’en tirer des crises financières provoquées par la Covid-19. Devant la presse hier, la coordination a annoncé qu’ils avaient demandé au gouvernement de les accompagner pour pouvoir résister face à l’actuelle crise sanitaire. « Nous avions demandé la somme d’1 milliard 289 millions kmf pour 250 écoles privées enregistrées au niveau national. Ce n’est pas une somme suffisante vue la situation financière à laquelle nous sommes confrontées car on compte au niveau insulaire 30 000 employés qui réclament à leurs établissements respectifs, 5 à 6 mois d’arriérés de salaire », précise Soidridine Youssouf président de la coordination, connu sous le pseudonyme de Monsieur SY. Et après quelques procédures financières, le gouvernement a promis de leur octroyer 655 millions Kmf pour 222 écoles privées mais jusqu’alors, aucune école n’a bénéficié de cet appui. 

De son côté Moussa Abdou, directeur du Groupe Scolaire Avenir (GSA) a complété son collègue sur les conséquences majeures auxquelles la somme demandée ne serait qu’une consolation. « Certains de nos établissements ont fait des prêts bancaires pour aménager leurs établissements pour qu’ils puissent répondre aux normes et aux critères recommandés par le ministère de l’éducation. D’autres écoles sont sous location. Et l’inactivité de ces écoles depuis mars dernier ne leur permettrait d’ouvrir les portes l’année prochaine », avance-t-il. Ce dernier montre que l’année en cours s’achève avec difficultés et que la prochaine rentrée est aincertaine vu les circonstances. « Cette année a été considérée comme l’année de l’éducation. Maintenant, on veut voir des actes », tonne-t-il.

En parlant de la rentrée scolaire 2020-2021, le président de la coordination des écoles privées a regretté la décision du gouvernement concernant la délivrance des agréments. « Il y’a des écoles privées qui disposent des agréments depuis 40 ans. Et ces agréments sont dans le cas présent annulés. A présent, les écoles privées bénéficient avant tout d’une autorisation avant d’avoir un agrément renouvelable chaque année et c’est pénible pour nous », montre-t-il. Et la coordination conteste cette nouvelle procédure car pour elle « les anciennes écoles privées ne peuvent pas être au même pied d’égalité que celles qui viennent de voir le jour ». Elle prie en retour le ministère de l’éducation de reporter à une date ultérieure, le délai prévu pour remplir les dossiers permettant aux écoles privées de débuter l’année scolaire. Prévu pour le 30 octobre prochain, elle suggère le mois de décembre prochain.

Kamal Gamal

 


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