Dans la nuit du 26 novembre dernier, les pavillons des friperies du marché Volo-Volo à Moroni ont pris feu. L’incendie a quasiment brûlé la totalité de ballons de vêtements. Une terrible nouvelle pour ces vendeurs qui voient toute une vie partir en fumée.
Pour la troisième fois, les pavillons des vendeurs de friperies ont pris feu au principal marché de Moroni. Mais, cette fois-ci, c'est très grave. La quasi totalité de ballons de vêtements sont brûlés. Les vendeurs sont en état de détresse car c’est une perte sèche pour leurs activités économiques. « Ce n'est pas la première fois qu'on est victime de ce genre d’incendie. Jeudi dernier, en venant au boulot le matin, une personne a voulu incendier deux ballons de vêtements. Heureusement, le feu n'a pas pu aller très loin. Et dans la nuit du vendredi comme tu le vois, on a tout brûlé. Presque tous les vêtements sont partis en fumée. Ma vie est partie en en fumée », explique avec tristesse Halidi Athouman, vendeur de friperies au grand marché de la capitale, volo Volo.
Ce dernier montre qu'il n'allait pas porter plainte car ce n’est pas la première fois qu’ils font face à ces incendies. « C’est une deuxième fois pour moi et une troisième fois pour les autres. L'autre fois qu'il y’a eu l'incendie, on s’est dit qu’on va porter plainte ou chercher de l'aide auprès du gouvernement. Mais rien n'aboutit entre ces deux options. C’est même la première fois que je suis allé à Beit Salam et on nous a promis de l’aide. Mais jusqu'à présent, je n'ai pas eu de retour », poursuit-il.
Ils ne savent pas qui sont les auteurs de cet incendie. « Ce qui est incompréhensible, comment tout cela s'est produit alors qu'il y’a des gardiens de la mairie de Moroni », s’interroge une autre vendeuse de friperie, avant d’ajouter que « c'est la troisième fois qu’un incendie s'est produit dans nos pavillons. Je demande à la mairie de Moroni de bien vouloir faire son travail. On paie leur droit pour être en sécurité. Il faut que les responsables de la mairie trouvent l'auteur de l'incendie et le traduire en justice ».
De son côté, le secrétaire général de la mairie de Moroni Maoulida Ben Housseine tient d'abord à partager la douleur des vendeurs et de les rassurer que la mairie a déjà saisi la police nationale et la gendarmerie et qu’une enquête est déjà ouverte. « Rapidement, on saura ce qui s'est passé. Avec leur appui et de notre police municipale, nous espérons savoir ce qui a causé cet incendie », avance-t-il. A l’en croire, leurs agents travaillent jours et nuits pour sécuriser leurs marchandises.
Nassuf Ben Amad
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