L’incendie à Nice, qui a décimé une famille comorienne, a secoué plusieurs personnes en France et aux Comores. Le gouvernement comorien a consacré trois jours de deuil national. En France, une personne est en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a fait sept morts de la même famille.
Consterné par la nouvelle, le gouvernement comorien a décrété trois jours de deuil national sur l'ensemble du territoire, soit du vendredi 19 au dimanche 21 juillet 2024 inclus. Le drapeau national érigé sur les lieux, bâtiments et édifices publics est mis en berne. Des prières ont été faites en mémoire des morts. Tous demandent justice après cet incendie qui a décimé toute une famille comorienne, dont trois enfants âgés de 5, 7 et 10 ans.
D’après BFMTV, une personne a été interpellée et placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel qui a fait sept morts de la même famille. « Il est nécessaire que le secret de l’enquête, gage d’efficacité tout particulièrement à ce stade des investigations, soit respecté », souligne le procureur Damien Martenelli.
En mémoire, c’est dans la nuit de mercredi à jeudi qu’un incendie a ravagé un appartement au 7e et dernier étage d’un immeuble du quartier populaire des Moulins, provoquant la mort de sept personnes d’une même famille. Il s’agit de Sitti Abdallah Sahir, native de Bandar-es-Salam à Mohéli, et son mari Aboul-Kassim Chimpenda, péris dans les flammes aux côtés de leurs quatre enfants, dont trois âgés de 5, 7 et 10 ans, ainsi qu'un adolescent. Deux jeunes de 17 et 19 ans ont survécu, ainsi que tous les habitants des appartements voisins, évacués par les sapeurs-pompiers.
Selon le communiqué du parquet du jeudi soir, les premières investigations ont révélé trois départs de feu aux 1er, 2e et 3e étages, tandis que des images de vidéosurveillance ont montré « trois jeunes hommes aux visages non dissimulés, vêtus de tee-shirts et de shorts », qui ont pénétré dans l’immeuble en cassant la porte d’entrée, puis sont ressortis et ont pris la fuite juste avant que le feu ne se déclare dans l’immeuble. « S’il convient à ce stade de faire preuve d’une particulière prudence sur le mobile du passage à l’acte criminel, la piste de faits intervenant dans le cadre d’un conflit sur fond de trafic de stupéfiants, sans lien avec les victimes et leur famille, est explorée », a souligné le procureur de Nice.
Andjouza Abouheir
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