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des Comores

Indice de perception de la corruption 2025 : Un signal d’alarme pour les Comores

Indice de perception de la corruption 2025 :  Un signal d’alarme pour les Comores © : HZK-LGDC

Le pays chute à 20/100 dans l’Indice de perception de la corruption 2025, se classant 163ᵉ sur 182 pays. Une « zone rouge » qui révèle l’urgence d’une vraie lutte pour restaurer la confiance et bâtir une gouvernance transparente.


L’édition 2025 de l’Indice de perception de la corruption (IPC), publiée par Transparency International (TI), affirme une tendance préoccupante : la majorité des pays de l’Afrique subsaharienne obtiennent un score inférieur à 50/100, traduisant une corruption persistante dans le secteur public. Les Comores figurent parmi les États les plus fragiles, avec un score alarmant de 20/100, les plaçant à la 163ᵉ place mondiale sur 182 pays. C’est un résultat reflétant une perception élevée de la corruption dans les institutions publiques, confirmée par les analyses des médias internationaux, qui évoquent une « zone rouge » pour la gouvernance nationale. En comparaison, en 2024, les Comores avaient obtenu 21/100 et occupaient la 158ᵉ place. Le recul de 2025 souligne que, malgré les discours officiels, et la mise en place des structures de luttes comme la chambre anti-corruption, les actes concrets pour réduire la corruption tardent à se concrétiser.

 

Contacté par la rédaction, la présidente de la chambre anti-corruption de la Cour suprême Madame Fahamoe Youssouf s’exprime : « Les Comores ont adopté depuis 2003 la convention des Nations Unies contre la corruption. Après 8 ans sans instruments opérationnel, la réintégration au mois de septembre dernier a permis de relancer la machine. » Ce qui montre une volonté politique pour assurer un avenir plus équitable des institutions publiques. « La lutte contre la corruption par la sensibilisation, la mobilisation et la vulgarisation des infractions au sein des institutions publiques est une condition de survie pour notre démocratie et notre développement », ajoute-t-elle.

 

Dans le classement africain, seuls cinq pays dépassent la barre des 50/100 : Seychelles avec 70, Cap-Vert avec 58, Botswana avec 55, Rwanda avec 53 et Maurice avec 51. La moyenne continentale reste faible, à 32/100. Au bas de l’échelle, des pays comme le Soudan du Sud avec 9, la Somalie (9(, la Libye (13), l’Érythrée (13) ou encore la RDC (20) qui partagent avec les Comores ce score inquiétant. Au-delà des institutions nationales, les organisations de la société civile ainsi que les lanceurs d’alertes doivent multiplier les initiatives pour dénoncer les abus et promouvoir la transparence. Une telle dynamique, si elle est soutenue par des réformes judiciaires et administratives, pourrait contribuer à améliorer la position des Comores dans les prochaines éditions de ce classement.

 

Aticki Ahmed Ismael

 


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