L’Union Européenne a organisé hier jeudi une rencontre avec les organes de presse dans le but de faire un bilan sur les activités du Programme d’Appui au Développement Durable Du Secteur des Transports (PADDST). Un programme relancé par l’Union des Comores et l’Union Européenne dans le but de réhabiliter le secteur routier aux Comores.
La coopération entre les Comores et l’Union Européenne a été temporairement rompue. Thierry Rivol, représentant de l’UE a affirmé par cette occasion le maintien de l’Union Européenne dans les travaux de réhabilitation des routes. Financé à hauteur de 27 millions d’euros, soit environ 13 milliards de francs comoriens, le programme vise à améliorer la qualité du réseau routier et en créant ainsi les conditions des plus propices au développement des moyens de transports publics et privés.
« Ce projet a deux parties différentes PADDST 1 qui est un appui financier de l’Union Européenne pour la construction de la route Sima-Moya à Anjouan puis PADDST 2 qui a financé la réhabilitation de la route de Itsinkoudi vers Mtsangadjou puis celle de Moroni à Foubouni actuellement en cours de rénovation, a expliqué Hassani Bacar Maecha, en charge de l’équipement et de l’aménagement du territoire. Le projet PADDST 2 a financé également la régénération et la mise en place d’un nouvel équipement au laboratoire national des travaux publics, puis la construction du parking à côté du Palais du peuple ». Ce dernier montre aussi que le PADDST a lancé depuis 2015 des études préparatoires d’un plan de développement portuaires. C’est-à-dire l’amélioration des trois ports à savoir celui d’Anjouan, Mohéli et Grande Comore.
Au sujet du désistement de l’UE dans le domaine des routes, son représentant à Moroni dément, en expliquant que l’UE ne s’est pas du tout retirée mais souhaite que la partie comorienne respecte ses engagements pris. « Le pays n’a pas un système de maintenance le secteur routier. Et pourtant nos instances de financement n’investissent pas dans un projet si celui-ci ne présente pas les conséquences et les intérêts. Donc la lettre que l’Union Européenne a envoyée n’annonce pas le retrait de l’UE dans les travaux de réhabilitation, mais elle demande au gouvernement comorien de respecter les conditions sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord », a expliqué Thierry Rivol.
Ce dernier affirme que la coopération entre l’UE et le gouvernement sur les travaux de réhabilitation des routes continue. « Il faut envisager des mesures d’entretien routier car on peut avoir une vieille voiture mais l’entretien lui permet de rester opérationnelle plus longtemps », a-t-il démontré. Bien que les citoyens manifestent souvent la dégradation progressive des réseaux routiers, les entreprises d’aménagement des routes sont moins reprochables car l’entretien fait défaut.
Kamal Gamal
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