Depuis jeudi dernier, des pluies diluviennes frappent Moroni et ses environnants. Le 08 mai dernier, la ville de Vouvouni a été inondée par des eaux qui ont ravagé deux maisons.
Cela fait 10 ans que les eaux de Karthala n'ont pas coulé sur la région du Bambao avec une envergure bien identique à celle de 2012. Les rivières de Hambou et de Bambao ont déferlé dans la nuit du 7 mai dernier, et une partie de Vouvouni a été submergée par les eaux. Deux habitations sont inhabitables. « C’était aux environs de 1h du matin que l'eau a pénétré au salon. Nous n'avons pu rien faire pour protéger les autres chambres. Nos meubles sont abimés. C'est jusqu'au matin que des gens sont venus à notre secours », explique la femme de Toibibou Hachim, médecin traditionnel logé à Vouvouni depuis longtemps. En effet, quand la situation s'est dégradée au matin du 8 mai, la famille Hachim a réussi avec l'aide des voisins à sauver quelques objets comme la télévision. Mais s'agissant des canapés et des moquettes tout est endommagé.
Le domicile de Saïd Mze de Vouvouni est complètement sinistré. Des objets ont disparu mais les propriétaires n'ont pas donné plus de précisions. Mis à part, les domiciles garnis des déchets et des ordures à la place des logis, des champs cultivant des légumes et d'autres végétations n'ont pas été épargnées. Interrogé sur la valeur de sa semence, l'agriculteur anjouanais a parlé de plus de 500.000 KMF. « C'est tout un travail de plusieurs années qui est foutu. J'ai beaucoup investi sur cette plantation. C'est mon espoir et mon économie qui sont détruits », larmoie, Mamadi.
Dans le cas présent, le pire est à venir. Si ce déluge continuait, c'est une partie entière de Vouvouni qui sera submergée car le canal qui est conçu pour acheminer la rivière est abimé, ce qui a causé les dégâts matériels. Aujourd’hui, on ignore comment la direction de la sécurité civile va intervenir dans cette zone tellement exposée et très vulnérable aux aléas naturels au moment où des sinistrés dont Toibibou Hachim décide de ne pas quitter son domicile mais tente plutôt de le réhabiliter et y rester en considérant que l'État paiera les dommages. En toute circonstance, la société Eiffage poursuit les travaux de la route nationale 2.
Kamal Gamal
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