Pour peu qu’il pleuve un peu dans la capitale, son plus grand-marché, volovolo devient impraticable. Une immense boue se forme, laquelle se mélange aux ordures. Un mélange qui n’a rien de réjouissant. Bien au contraire
Le marché de Volo- volo devient une mare de gadoue dès qu’il se met à pleuvoir un peu. Situation qui dérange au plus haut point, marchands et clients. Il nous faut marcher avec une extrême prudence pour éviter une chute.
Et comme ces deux derniers jours, il a plu dans la capitale, la boue a « fleuri » dans le plus grand marché de la Grande-Comore. Face à celle-ci, un vendeur s’est écrié : « cela démontre que l’Etat et la mairie ne sont pas soucieux des problèmes qui nous touchent ».
A l’entrée de Volovolo la fange dérange les marchands ambulants et la circulation. Une situation usante parce que « pérenne ». « Cela fait déjà des années que la boue se forme dès qu’il se met à pleuvoir, les différentes autorités n’en ont cure, pourtant, la mairie perçoit nos taxes », a fulminé Abdallah Said, marchand ambulant.
La situation est d’autant plus compliquée, que le peu de bitume qui restait à l’entrée Sud de la capitale, a été enlevée. « Nous pensions que c’était dans la perspective d’une réfection mais il n’en a rien été », a ajouté notre interlocuteur. Il en a appelé à l’Etat pour « trouver une solution dans les meilleurs délais ». Alors que nous sommes en période préélectorale, la prière de ce monsieur a peut-être une chance d’être entendue.
Et avec la boue, les ordures et une odeur pestilentielle qui s’en dégage. Hadidja Soilihi, 65 ans vendeuse du manioc dans ce marché, a fait savoir « que si elle avait une autre solution pour vivre, pour éduquer ses enfants et les nourrir, elle n’aurait pas mis ses pieds à Volovolo ». La boue se mélange aux ordures, pas loin des produits vivriers que les comoriens consomment avec les conséquences sanitaires que cela suppose.
Nassuf Ben Amad
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