Les conditions météorologiques sont dégradées depuis le jeudi 21 avril sur l’ensemble de l’archipel. Mais à Mohéli, c’est vendredi que les pluies diluviennes ont fait le plus de dégâts. Dans le quartier Comotel à Fomboni, la rivière de Msutruni n’a rien laissé sur son passage.
Du vendredi au samedi, l'île de Mohéli comme les autres îles de l’archipel a été secouée par des pluies torrentielles qui ont fait déborder la rivière de Msutruni. Bilan : une dizaine de maisons détruites du quartier Islamique et comotel et une trentaine de sans abris car leurs habitations, bien que débout, sont inondées par la rivière qui a tout emporté vers la plage. Heureusement pas de pertes humaines. Les sinistrés ont été relogés chez les voisins. Vendredi dernier, il a commencé à pleuvoir depuis 4h du matin mais c’est vers 10 h que la situation météorologique s’est dégradée. Au CHRI de Fomboni comme au grand marché de la capitale, c’était l’inondation. Pour traverser la route il fallait des supports.
Ces eaux diluviennes ont inondé le quartier Ntakoudja à Mbatsé au même titre que certains quartiers de la capitale de l'île tel que Salamani, le quartier Wemani. Dans ces lieux, les routes étaient obstruées par des ordures de toute sorte, des carcasses de voiture et de la boue. Ce qui a rendu les axes routiers impraticables. Il a fallu attendre l'intervention de la gendarmerie nationale pour dégager le passage.
« Nous n'avons nulle part où aller. Nos maisons ont été détruites. Certains d'entre nous n'ont pu rien ramasser. La rivière à tout emporté. C'est un vendredi noir pour nous les habitants du quartier islamique », crie un sinistré. Un autre habitant explique que « c'est la première fois que la rivière a dépassé les bornes. Même si elle a tendance à monter chaque période d’intempéries mais cette fois c'est du jamais vu car les eaux sont n’ont rien épargné dans ce quartier ».
A noter que ce n'est pas la première fois qu’une catastrophe de ce genre frappe ces quartiers aux abords de la rivière Msutruni et celle de la rivière Dewa. « Au lieu de trouver une solution contre le débordement de cette rivière, ils viendront avec des boîtes de sardines, et du riz comme si nous sommes des poulpes », lance un sinistré très en colère contre les autorités. Le manque d’espace d'habitation pousse certaines familles à construire des maisons près de ces rivières et parfois même jusqu'au lit de la rivière. Malheureusement, cela se fait au vu et au su des autorités insulaires.
Ces mauvaises conditions météorologiques dans l'archipel sont causées par la perturbation tropicale qui circule dans le Sud-Ouest des Comores, caractérisée par un ciel nuageux accompagnée d'averses de pluie intermittentes et de rafale de vent atteignant 40km/h. Ce faible système dépressionnaire a laissé plusieurs dégâts matériels dans l'île de Mohéli.
Riwad
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