Le samedi 24 novembre, l’organisation non-gouvernementale Hifadhui a célébré la journée mondiale contre les violences faites aux femmes à travers une marche pacifique, à Moroni. Une journée de manifestation qui a vu la participation des associations Mwana Tsi wamdzima ou encore OSC.
En partenariat avec les Nations Unies, le commissariat au genre, Ascobef et Comores Télécom, l’Organisation Hifadhui a donné le coup d'envoi pour une série d'activités de sensibilisation autour de la question. « Oranger le monde » est la mission que se donne l’organisation Hifadhui dans sa lutte contre les violences faites aux femmes. « La couleur orange est très féminine. Elle revêt également la symbolique de la Paix » a confié Rahamatou Goulam, présidente de Hifadhui. L’organisation qu'elle préside s'est alliée à l’Unicef, l’Unfpa et l'Ascobef pour organiser une série d'activités de sensibilisation autour de la lutte contre toute forme de violences. Des activités qui ont démarré dès samedi 24 novembre et ce jusqu’au 10 décembre.
« Aujourd'hui lundi se tiendra une conférence débat, une formation dans le but de consolider les rapports entre mère et enfant, une sensibilisation des femmes puis une caravane dans la région de Mbadjini, Oichili et Hamahamet. Un gala se tiendra au Retaj le 08 décembre, en faveur de l’Ascobef », a annoncé la présidente de Hifadhui. Pour la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, une marche pacifique a vu la participation de plusieurs femmes vêtues de t-shirt orange le week-end dans la capitale. Une marée orange en mouvement pour dire stop aux agressions dont sont encore trop souvent victimes les femmes et les jeunes filles. Une cérémonie qui a vu la présence de la commissaire du genre, Sitti Farouata Mhoudine et celle de la directrice de la protection de l’enfant s'est tenue à la place de l'indépendance.
« Pour cette occasion, nous avons invité le député Ali Hadji pour parler des sentences pour le cas de personnes coupables de violence envers une femme selon le code pénal et selon la loi de coutumière comme le Gungu », a-t-elle expliqué. « Partout dans le monde, la violence est inévitable. Cependant, des organismes s’engagent dans le but d'aider et de prévenir contre toute forme d'agression. Qui que vous soyez, où que vous vous trouvez, si vous vous sentez menacées de n’importe quelle façon, appelez sans attendre le Numéro Vert et on vous viendra en aide. C’est cela notre vraie mission », a rappelé la directrice de la protection de l’enfant.
Dans un débat ouvert et constructif, la question des violences en milieu scolaire a été abordée. Les femmes présentes ont exhorté les enseignants et les acteurs du système éducatif à se montrer pédagogues avec les élèves et tenter une approche basée sur la confiance s'ils constatent un quelconque problème ou comportement inapproprié.
Kamal Gamal
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