Devant les médias, l'organisation non-gouvernementale Hifadhu et d'autres plateformes qui luttent contre les violences faites aux plus vulnérables ont recommandé une ligne budgétaire de prise en charge des cas de violence et des activités de prévention et sensibilisation sur le fléau avant de préconiser une justice sévère contre les criminels sexuels.
La journée mondiale de l'enfant a été célébrée à Moroni le 19 novembre dernier. Une occasion pour l'ONG Hifadhu et d'autres plateformes de protection de l'enfant comme Subuti wambe, Mwana tsiwa Mdzima et l'association Faïna de revenir sur leurs activités respectives. Lors de son intervention Rahmatou Goulam a précisé : « Cette journée est une occasion pour nous de rappeler les droits de l'enfant comme celui d'être éduqué et protégé », prenant l’exemple sur l’éducation qu’on veut transmettre aux enfants. « Un parent qui offre un smartphone à son enfant de 10 ans. Cette permission met en danger le parent qui refuse l'utilisation du téléphone cellulaire à son enfant afin de le soustraire des mauvaises fréquentations en ligne. Pourtant les deux enfants se retrouvent dans le même environnement scolaire », insiste-t-elle. Et de rappeler qu’en 2016, l'Ong Hifadhui a trouvé un « cas de violence sexuelle dont la victime échangeait des messages à travers le smartphone de sa collègue », a regretté la responsable de l'Ong Hifadhui. A cet effet, promouvoir la bonne éducation pour les enfants est nécessaire.
Les phénomènes de société comme l'homosexualité ont été évoqués par la secrétaire Zakia de l'association Faïna. « Pour précision, les relations intimes entre homme et homme ou femme et femme sont des relations consenties par des adultes. Sauf que ces pratiques illicites ne doivent pas être des modèles pour nos enfants. Impossible de décider sur des adultes ayant un esprit de discernement, mais on peut éviter ces relations contre nature sur nos enfants et les protéger des violences ».
Les conférenciers ont saisi l'opportunité de la journée pour recommander au gouvernement une ligne budgétaire dédiée aux cas de violences faites aux femmes et aux enfants au lieu de mettre des millions de francs à l'organisation des grands événements. L'ONG et les autres plateformes de lutte contre la violence des enfants ont rappelé aux médias présents leurs objectifs basés sur des sensibilisations et la prévention contre les crimes commis aux des mineurs. Les conférenciers estiment que le gouvernement a un rôle important à jouer surtout dans la budgétisation des activités des plateformes et la justice.
Kamal Gamal
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