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Justice / Mohamed Ousseïne : « On fait en sorte que les prisonniers bénéficient de leurs droits »

Justice /  Mohamed Ousseïne : « On fait en sorte que les prisonniers bénéficient de leurs droits » © : HZK-LGDC

Le ministre de la justice, Mohamed Ousseïne a tenu un point de presse mercredi dernier pour parler de la détention de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, la question des droits de l’homme et la grâce présidentielle décrétée dernièrement.


Après avoir parlé promptement lors du compte rendu du conseil des ministres le 14 aout dernier, le ministre de la justice en charge des Droits de l’Homme est revenu sur la question de l’état de santé de Sambi. Mohamed Ousseine a montré que ce dernier se trouve en détention provisoire dans sa propre résidence, tout en bénéficiant de beaucoup d’avantages. « Sambi va très bien. Il est chez lui. Il bénéficie de tous les soins nécessaires. J'espère qu'il aura très bientôt droit à un procès. Et après son procès, c'est au Président de décider de ce qui doit lui arriver », déclare-t-il. Le garde des sceaux a aussi montré que l’ancien président bénéficie de plusieurs avantages dont le choix de sa cuisinière ou bien son médecin permanent.

 

Le ministre de la justice n’a pas manqué de fustiger l’attitude de l’avocat de l’ancien rais, Me Mahamoud. « Me Ahamada Mahamoud dernièrement est allé au delà des limites pour répandre à tort que son client agonise dans l’indifférence totale », regrette le ministre, avant d’ajouter que « des médecins spécialisés pour la maladie dont il est supposé souffrir l’ont examiné. Ils n’ont rien dit de grave qui nécessite une évacuation urgente. Mais il doit prendre inconditionnellement ses cachets contre des maladies qui lui sont particulières depuis longtemps ».  

Quant à l’avis de son avocat selon lequel, le dossier de Sambi est vide, le ministre recadre l’avocat. « Il faut comprendre que Me Mahamoud est un avocat mais pas un juge. Ce n’est pas à lui d’en décider du sort de son client », martèle-t-il, tout en expliquant que seulement, le tribunal de première instance, la Cour d’appel de Moroni ou la Cour Suprême peuvent prendre une décision sur l’affaire Sambi. « Mais quelle que soit leur décision, le chef de l’Etat peut faire grâce comme il l’a fait dernièrement », dit-il.

Sur la question des droits de l’homme, le ministre dit déployer tous les efforts pour la protection des droits des personnes en milieu carcéral. « Ceux qui sont en prison ne mènent pas une vie normale. Mais on ne doit pas les considérer comme des bêtes sauvages. Ils doivent bénéficier nécessairement de leurs droits de manger, de dormir, de communiquer et d’être soigné en cas de maladie », démontre le ministre. Le garde des sceaux a fini son intervention sur l’amnistie, les grâces présidentielles et les libertés conditionnelles. Doit-on s’attendre bientôt à un procès de Sambi ? 

Kamal Gamal

 


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