Les acteurs du secteur judiciaire et responsables des droits humains ont procédé lundi 25 mai au lancement du processus de mise en œuvre des recommandations issue du 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Un processus devant apporter des réponses aux observations du rapport de 2023 à Genève, pour se conformer aux normes internationales en matière de droits humains.
Le pays doit mettre en œuvre une série de recommandations pour se conformer aux obligations internationales en matière de droits de l’homme. C’est dans ce contexte qu’un atelier a été organisé par le ministère de la justice en charge des droits de l’homme pour la mise en œuvre des recommandations issues du 4ème cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Le représentant des PNUD Luca Monge Roffarello a salué la volonté du gouvernement de procéder au lancement du processus qui constitue une étape importante dans la poursuite des efforts engagés par le pays en faveur du renforcement de la gouvernance, de la participation citoyenne, et du développement inclusif. « Les questions liées aux droits humains sont étroitement liées aux enjeux de développement. Elles concernent concrètement l’accès équitable aux services de base, la participation citoyenne, la confiance envers les institutions, ainsi que la cohésion sociale. Les recommandations issues de l’EPU peuvent contribuer à accompagner plusieurs priorités nationales, notamment la justice, l’inclusion des jeunes et des femmes, le renforcement institutionnel et la participation citoyenne » a-t-il souligné.
Selon lui, « une part importante des recommandations soutenues par l’Union des Comores dans le cadre du quatrième cycle de l’EPU concerne les questions liées à la paix, à la justice et au renforcement des institutions (…) » On estime que près de 45% des recommandations sont liées à ces enjeux. « D’autres domaines prioritaires occupent également une place importante, notamment l’égalité de genre avec 18% des recommandations, l’éducation avec 8%, l’emploi et la croissance économique avec 6%, ainsi que la santé et le bien-être avec 5% », devait-il préciser.
Quant au délégué national aux droits de l’homme Youssouf Ismaël, il a rappelé que cette rencontre « entre dans le cadre de la programmation des points importants soulignés lors de notre dernière rencontre à Genève ». Il s’agit selon lui d’apporter les améliorations souhaitées « avant la prochaine rencontre prévue en 2029 ». Le ministre de la justice a réaffirmé l’engagement du gouvernement de mettre en œuvre toutes les recommandations validées. « Les défis restent importants, les opportunités le sont également. Cet atelier de réflexion et d’échange est un moyen d’identifier des actions concrètes, réalistes et adaptées au pays. ». Il a été indiqué que le pays est tenu d’améliorer entre autres les conditions de vie en milieu carcéral.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC