La Gazette

des Comores

La coordination des écoles privées demande encore du temps pour le ramassage des dossiers

La coordination des écoles privées demande encore du temps pour le ramassage des dossiers © : HZK-LGDC

Fortement impactées par la crise actuelle, plusieurs écoles n'ont pas encore établi leurs dossiers encore moins les ramasser au ministère de l'éducation nationale. Le président de la coordination des écoles privées (CEP) Soidriddine Youssouf a rencontré la presse le samedi 9 janvier pour informer que la coordination s'est entrevue avec le secrétaire général du ministère de l'éducation nationale qui a promis d'en discuter avec le ministre à la recherche d’une solution.


 

La coordination des écoles privées a rencontré le samedi dernier le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale dans l’objectif de trouver ensemble les voies et moyens de prolonger la date de ramassage des dossiers qui a été fixée en décembre dernier. Jusqu'alors beaucoup d'établissements scolaires n'ont pas pu remettre au ministère de l'éducation lesdits dossiers. Le président de la coordination des écoles privées Soidriddine Youssouf a fait comprendre à la presse samedi dernier que le secrétaire général du ministère de l'éducation nationale s'est engagé à s'entretenir avec le ministre dans le but de concevoir une date ultérieure pour le ramassage des dossiers.

 

« En tout cas, le secrétaire a dit noter nos doléances. Nous avons également abordé la question des agréments tout en rejetant l’idée de mettre toutes les écoles privées sur le même pied d'égalité. Nous demandons à ce sujet un respect et une considération distinguée envers les anciennes écoles et les nouvelles, avance-t-il. Pour ce qui est des dossiers, le 17 janvier prochain les écoles privées de Ngazidja allons nous réunir pour en trouver une issue ». Dans cette rencontre, il sera question de demander aux écoles de présenter dans les plus brefs délais les dossiers en question dont le contenu énuméra chaque effectif des élèves des établissements dès la maternelle à la terminale mais aussi l'effectif des enseignants fonctionnaires et non fonctionnaires et puis celui des responsables administratifs pour être remis au ministère de l'éducation.

 

La coordination a saisi l'occasion pour crier que les établissements scolaires privés ne sont pas encore sortis de la crise financière provoquée par le coronavirus et craint fortement de subir d'autres retombées vu la situation actuelle de la maladie. « Nous sommes toujours dans les dettes envers les enseignants qui ont vu leur salaire se réduire de 50 à 70%. Qu'ils soient encore obligés de retomber au chômage, cela accentuerait la crise vu le degré de privatisation scolaire à Ngazidja. Donc on profite de cette occasion pour demander à la maison de l'emploi d'établir une base de données des enseignants demandeurs d'emploi pour voir après si nos écoles peuvent en recruter ou non. Mais surtout d'identifier ceux de la Fop et hors Fop », demande le président de la coordination. Ce dernier rejette toute hypothèse que le gouvernement se soucie de l'éducation nationale car plusieurs difficultés déstabilisent le secteur et continuent de paralyser le système éducatif tout en espérant recevoir l'appui financier promis par le gouvernement tout comme les opérateurs de la filière vanille.

 

Kamal Gamal


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.