Après l’accord de signature entre le PNM (Parc national de Mohéli) et les associations communautaires pour la protection de l'environnement, la FADEVICO (fédération des associations de développement de Hoani pour l’intégration des activités de culture, éducation et environnement) a lancé son projet de reboisement de la rivière de Hoani dans l'après-midi du mercredi dernier.
La FADEVICO est l'une des 10 associations communautaires retenues par le PNM pour protéger la nature. La cérémonie de signature a eu lieu la semaine dernière (lire nos articles précédents). La Fédération des associations de Hoani a obtenu 4 millions 250 milles francs comoriens grâce à son projet de reboisement de la rivière de Hoani. Un projet initié par le jeune ingénieur agroalimentaire Misbahou Abdou Ali.
Le lancement officiel a eu lieu le mercredi 18 mai dernier dans une cérémonie qui s'est déroulée à la Mairie de Moimbassa où avaient pris part plusieurs jeunes et autorités de la région. Le maire de la commune de Moimbassa Mohamed Aydjo, a saisi l’opportunité pour remercier le PNM. « A compter de cette première journée de reboisement j'autorise la FADEVICO à tuer tout animal qui sera en divagation. Cette décision sera écrite et enregistrée partout où besoin sera » lance le maire de Moimbassa.
Quant à Misbahou Abdou, l’initiateur du projet, il explique pourquoi le choix des arbres le long de la rivière. « Pour protéger la nature il faut utiliser la nature » dit-il avant de poursuivre « nous n'allons pas construire des digues pour protéger la nature mais plutôt faire du reboisement pour lutter contre le débordement de la rivière en cas des fortes intempéries ». C'est pour cette raison que la FADEVICO compte planter près de 9000 arbres dont 5000 arbres sauvages comme le badamier et 4000 arbres fruitiers notamment les manguiers, des citronniers, et autres. « A long-terme ces arbres fruitiers nous permettront d'avoir une abondance des fruits afin de pouvoir les transformer en jus, dans le but de les commercialiser » explique l'initiateur du projet.
Selon cet ingénieur en agroalimentaire, le village de Hoani est menacé de disparaitre si la population locale ne réagit pas pour limiter l’emprise de la rivière sur la surface habitable ». A noter que c'est dans cette rivière que la population locale extrait le sable pour la construction de leurs foyers. Une situation à laquelle la FADEVICO doit faire face.
Riwad
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