La Gazette

des Comores

La famille de Toihir Minihadj empêchée de réclamer la liberté du détenu

La famille de Toihir Minihadj empêchée de réclamer la liberté du détenu © : HZK-LGDC

Pour soutenir moralement Toihir Minihadj enfermé depuis quatre mois sans procès judiciaire, sa famille avait décidé de se réunir pacifiquement sur le marché de Vouvouni Bambao pour réclamer la liberté de leur enfant. Cependant, l’irruption des forces de l’ordre dans les lieux a privé la famille du droit de manifester.


Accusé de troubles à l’ordre public, incitation à la haine et manifestation non autorisée, Toihir Minihadj qui assurait le protocole de l’anicien ministre des Finances Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) se trouve toujours derrière les barreaux. Enfermé dans la même période que Abdallah Agwa et le journaliste Ali Abdou Mkouboi et Saïd Hachim, la famille du détenu avait décidé de se réunir à l’entrée du marché de Vouvouni avec des pancartes calligraphiées « libérez TOIHIR » dans le but de réclamer pacifiquement la liberté du prisonnier. Mais cette action n’a pas pu s’accomplir avec la présence des militaires sur les lieux.

Selon la famille, cette présence témoigne une violation du droit de manifester sur l’ensemble du territoire. Pourtant « cette initiative n’avait pas des motivations politiques. Sauf que notre frère est emprisonné et cela fait des mois sans jugement. Et nous ignorons de quoi on l’accuse. Et uniquement la famille avait l’intention de se réunir en signe de solidarité pour notre frère et solliciter sa liberté », a confié le frère du détenu, qui s’est fait embarquer par les militaires lors du rassemblement mais relâché après quelques heures de concertation avec les gendarmes.

En tout cas, l’événement ne s’est pas déroulé comme prévu, car certains jeunes du village qui soutiennent le régime actuel, sont hostiles à toute forme de protestation contre le pouvoir à Vouvouni Bambao. Et ce sont ces jeunes qui auraient fait appel aux forces de l’ordre. En tout cas, les jeunes qui soutiennent le régime ont réussi à saboter l’événement car celui-ci n’engageait pas le village sinon les militaires auraient été accueillis comme le jour où les jeunes de Vouvouni voulaient faire une prière en faveur de l’ancien gouverneur de l’île d’Anjouan, Salami Abdou, en détention provisoire depuis 2018.

Kamal Gamal

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.