La Gazette

des Comores

La famille d’Ahmed Youssouf réclame justice

La famille d’Ahmed Youssouf réclame justice © : HZK-LGDC

Retrouvé mort dans la nuit du 30 décembre dernier sur la rue de Toping du quartier Sahara, Ahmed Youssouf est enterré dans l’évidence qu’il a été assassiné. La famille de la victime a rencontré la presse samedi 23 janvier dernier, pour dénoncer la passivité de la justice dans ce dossier tout en informant qu’elle va accélérer les démarches judiciaires dès ce lundi pour que justice soit rendue.


 Il y a presque un mois qu’Ahmed Youssouf a été retrouvé mort allongé dans le quartier Moroni-Sahara. Après analyses au centre d’imagerie médicale Soimihi, le procureur de la république confirme le caractère criminel. Une révélation qui a permis à la famille de la victime de s’en remettre aux enquêtes judiciaires ouvertes en vue d’identifier le criminel. Cependant lors d’une rencontre avec la presse samedi dernier, les proches de la victime ont fait comprendre que la justice reste un peu passive sur le dossier alors qu’il existe des témoins oculaires.

« L’objectif est de vous dire que la justice a reconnu que notre frère a été assassiné mais jusqu’alors, nous ne savons rien concernant l’enquête judiciaire lancée. Et pourtant, il y a des témoins que la justice devait auditionner dès le début pour que justice soit rendue. Or, ce n’est pas le cas. On a l’impression que l’affaire s’étouffe judiciairement mais on reste toujours optimiste », lance Djamila Youssouf, une des sœurs du défunt Ahmed Youssouf. Pour Ahmed Abdallah Hodar, la famille va poursuivre toutes les démarches nécessaires pour inciter la justice à convoquer les personnes qu’il faut. « Dans cette affaire, il y a eu trois arrestations et un des détenus a été relâché dernièrement. Pourtant, le coupable circule librement parmi nous », dit-il.

Quant à Mohamoud Nouhou Mmadi, frère de Soilihi Nouhou inculpé dans ce dossier regrette la façon dont son frère a été arrêté. « Les gendarmes l’ont embarqué sans même nous expliquer ce qui l’incriminait. Et jusqu’alors, il reste emprisonné. Et moi je suis conscient que les personnes qui devaient être enfermées ou auditionnées rodent toujours parmi nous », dit-il. Comme les autres interlocuteurs, il a refusé de dévoiler l’identité du criminel. Mais ce qui est à retenir ce que tous les intervenants ont des indices sur le coupable mais préfèrent se taire pour laisser la justice faire son travail.

Kamal Gamal

 


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