La Gazette

des Comores

La foire égyptienne impactée par la Covid-19

La foire égyptienne impactée par la Covid-19 © : HZK-LGDC

Ouverte à Moroni (Retaj) depuis le 23 octobre dernier, la foire égyptienne a un taux de clientèle très faible. Les marchands expliquent des raisons liées à la suspension des festivités des grands mariages qui permettent à la population de s'accommoder en mode vestimentaire, de meubler et d'orner les maisons.


Malgré la qualité et les prix des produits, une poignée des gens visite la foire des égyptiens ouvert à Moroni depuis le vendredi 23 octobre dernier. Dans la grande salle de conférence au Retaj, on retrouve des flacons de parfums de toutes les marques, des montres très stylées, et des objets de décorations à la mode égyptienne. A la terrasse, des meubles, des canapés et des fauteuils sont exposés avec un prix estimés à 1 millions de francs comoriens.

 

Les égyptiens parlent d'une foire extraordinaire. « La crise sanitaire mondiale a bouleversé les tendances économiques dans plusieurs pays du monde. Ce n'est pas la première fois que nous organisons cette foire aux Comores mais c'est la première fois que cet événement a une faible participation », souligne Ahmed Oussein, un des responsables de la foire tout en espérant que la situation prendra une nouvelle tournure vers le 4 novembre date prévue pour la fermeture.

 

De leur côté, les marchands locaux qui comptent leurs produits au cours cette foire justifie cette faible participation dû aux impactes de la Covid-19. « Avec la suspension des festivités liées au grand mariage, personne n'a envie d'acheter des vêtements, des bijoux ou d'autres beautés. Tout le monde se dit à quoi bon. Personne ne sait quand corona disparaîtra, alors que c'est dans les festivités des anda que tout le monde veut meubler leurs maisons, se faire belle et porter des jolies robes », montre Hadidja Ahmed, une vendeuse. Pour elle, les commerçants surtout ce qui vendent des meubles et des vêtements ne gagnent rien et ne peuvent non plus fermer les portes. Comme le dit, le président de la République, c'est peut-être en décembre prochain que nous commencerons à vendre comme d'habitude si corona nous laisse le choix », conclut-il.

 

Kamal Gamal

 


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