La dernière vague de la covid-19, la plus meurtrière aux Comores, a permis de tirer les leçons et de voir les failles du système de santé du pays. La communication au sein des communautés est l'une des composantes pointées du doigt et doit être impérativement revue avant le démarrage de la campagne vaccinale pour les jeunes de 12 à 17 ans, prévue au début du mois prochain. Des responsables de la communication pour le risque et l’engagement communautaire (CREC) ont été désignés et formés afin de pouvoir relever le défi.
Le Ministère de la santé à travers sa direction régionale avec l’appui technique et financier des partenaires pour la santé tel que l'OMS et l’UNICEF, ont organisé du jeudi 14 au vendredi 15 avril à Fomboni, un atelier de formation des responsables CREC. Ces derniers vont désormais s’occuper dans leurs districts respectifs de toutes les activités au niveau communautaire. Il s’agit de la planification et de la coordination des activités de communication, de la gestion des agents de santé communautaire et des pairs leaders, ils seront les répondants directs de la Direction régionale de la santé.
« Nous avons remarqué qu’il y a eu, lors de la crise de covid-19, un manque d’intersection entre les agents de santé et la communauté » à reconnu Dr Djamal Mohamed Sambi, directeur régional de la santé (DRS). Ce rôle de communication, selon lui, était joué par des agents qui ont été choisis de façon aléatoire au sein de la communauté ou des ONGs, donc le système n’était pas pérenne. Cette fois-ci, ce sont des personnels soignants au niveau des districts qui seront responsabilisés de cette tâche si importante pour la réussite des activités sanitaires. Une manière également d’alléger le travail de la direction régionale de la santé qui se trouvait souvent au four et au moulin.
Mme Chadia Hamadi, la consultante de l’UNICEF sur la communication, Ahmed Said Ali Directeur national de la promotion de la santé, le responsable de communication au cabinet du Ministère avec les chefs des programmes ont dispensé pendant 2 jours, du jeudi au vendredi des modules sur la surveillance, le PCI (programme contre les infections) mais surtout sur la communication avec des simulations. C’était des moments d’échanges entre ces facilitateurs, médecins chefs de districts et les CREC. « Ce n’est qu’un début car beaucoup reste à faire et demande de la volonté, du temps et des moyens » a fait savoir Dr Djamal dans son mot de clôture avant de remercier l'OMS et l’UNICEF de leur implication sans faille dans ce processus .
Riwad
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