Pour lutter contre la criminalité et les violences basées sur le genre dans le pays et sur l'île de Mohéli, la gendarmerie nationale, appuyée par le service d'écoute et la direction du genre a sillonné toute la région de Djando mardi dernier pour sensibiliser la population contre la criminalité qui prend de l’ampleur ces derniers temps.
« Ne laissez pas la colère vous dominez jusqu'à commettre un crime », reste le principal message véhiculé mardi dernier par les officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale accompagnés du Service d'écoute et de la Direction du genre au profit des habitants de la région de Djando. Cette campagne de sensibilisation fait suite aux actes barbares enregistrés dans le pays et à Mohéli en particulier ces dernières temps et qui détruisent par conséquent l'image paisible de l'archipel.
« A Anjouan et la Grande Comore, la plupart des meurtres enregistrés sont liés à des conflits inter-villageois ou sportifs qui finissent à la machette tandis que qu'à Mohéli se sont des disputes inter familiales ou de voisinage. Ce qui est vraiment très dangereux vu que la plupart des familles ont des conflits internes. Et la plupart des voisins ont des disputes soit fonciers, soit mobiliers », explique le capitaine Abdallah Ibrahim, commandant du groupement de la gendarmerie. « En pourcentage, le taux de criminalité enregistré dans l'île est supérieur à celui enregistré dans les autres îles » regrette-t-il.
La directrice du genre Hadidja Assanaly a quant à elle, saisi l’occasion pour parler des cas de viol et actes ignobles. « Si aujourd'hui, nos filles et petites filles sont violées et publiées c'est parce qu’il y'a un manque d'éducation civique. Nous devons tous jouer le rôle des parents dans les rues envers nos petits enfants », conseille-t-elle.
Les questions du paludisme et de la covid-19 dans l’île se sont nécessairement invitées dans cette campagne de sensibilisation. Le commandant Ibrahim Abdallah a profité de l'occasion pour parler un peu du paludisme dont des cas importés commencent à inquiéter. Il recommande ainsi la population locale d’utiliser des moustiquaires pour limiter la propagation du paludisme à Mohéli. « Ces derniers temps, il y a de plus en plus des cas de paludisme importés des autres îles. Donc surveillez bien vos proches si par hasard quelqu'un veut se faire dépister et qu'il n'a pas les moyens de se déplacer, il n'a qu'à nous appeler. On viendra l'accompagner », suggère le commandant.
La gendarmerie nationale appelle aussi la population Mohélienne à la vigilance face à la réapparition des cas du covid-19. « Actuellement il y a des cas de covid-19 enregistrés à Mohéli et nous savons tous que c'est la période des vacances donc les « je viens » arrivent en masse. Il serait mieux que chacun prenne ses responsabilités pour éviter encore une fois, une période sombre », conclut ce haut gradé de la gendarmerie nationale.
Riwad
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