La Gazette

des Comores

La lutte contre les ravageurs des plantes et l'inspection des animaux, une priorité

La lutte contre les ravageurs des plantes et l'inspection des animaux, une priorité © : HZK-LGDC

Depuis quelques mois, les ravageurs des plantes sont accusés d’être parmi les responsables de la chute de la production agricole dans le pays notamment la production des bananes, des papayes et des cocos. Les maladies animales constituent également un obstacle pour le développement de l’élevage aux Comores. Un projet de soutien à la politique agricole régionale de la SADEC forme des jeunes pour relever le secteur agricole et l’élevage dans le pays et à Mohéli en particulier.


Pour une meilleure utilisation des outils pratiques de surveillance des plantes contre les ravageurs et d'inspection des animaux sur les maladies animales et zoonoses, le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage sous financement de l'Union Européenne à travers le projet de soutien à l’opérationnalisation de la politique agricole régionale de la SADC (STOSAR) a formé des jeunes pour améliorer leurs capacités à relever le secteur agricole et l'élevage à Mohéli.

Une dizaine de jeunes, notamment des agents de CRDE (centre régional pour le développement économique), des agriculteurs mais aussi des éleveurs de bovins ont bénéficié d’une formation de 8 jours au CRDE de Fomboni. Il s’agit d'un atelier de formation pour le renforcement des compétences des agriculteurs sur les ravageurs des plantes et des éleveurs de bovins sur la surveillance, l’investigation des maladies animales et zoonoses. C’est à travers l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui soutient la mise en œuvre de la politique agricole régionale de la SADC qu’a eu lieu ce projet régional lancé dans 4 pays de l'Océan Indien dont Madagascar, Maurice, les Comores et les Seychelles.

Comme il s'agit du secteur agricole et l'élevage, cette séance de travail se divise en deux branches pour quatre jours depuis lundi dernier, et chaque secteur dispose de modules spécifiques. À l'issue de cette formation, les techniciens formés seront capables de lancer des alertes et de réaliser des investigations épidémiologiques tout en remontant à temps des données sanitaires nationales de qualité » souligne le coordinateur.

Cette formation vient à point nommé puisque à Mohéli plusieurs plantes sont infectées par des ravageurs. Ce qui baisse la récolte de certains produits, y compris les cocotiers. L'importation des vaches devient de plus en plus rare à cause du risque sanitaire auquel expose le pays, sachant que ce dernier manque de spécialistes dans ce domaine. Un phénomène qui fait accroître le prix des vaches aux Comores plus particulièrement à Mohéli, dont la viande fraîche reste un choix de luxe pour la plupart des consommateurs.

Riwad

 


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