Au tour de la mouvance présidentielle de présenter ses félicitations au président en exercice de l’UA en la personne d’Azali Assoumani. Dans une conférence de presse tenue en fin de semaine, les leaders de la mouvance reviennent sur les conditions qui ont plaidé en faveur du président Azali, lui permettant aujourd’hui de s’illustrer parmi les leaders du continent notamment son sens du consensus et surtout la stabilité politique qu’il a su, selon eux, ramener dans un pays qui a frôlé l’implosion.
Revigoré par l’accession du président Azali à la présidence du l’UA, la mouvance présidentielle est venue encore une fois lui renouveler son soutien et le féliciter surtout pour cette bataille diplomatique superbement remportée. Le secrétaire général de l’Alliance de la mouvance présidentielle (AMP) Ali Mlipva fera, d’ailleurs vite le parallèle avec l’équipe nationale de football. « L’accession du président Azali à la présidence de l’UA est une fierté nationale à l’image de nos cœlacanthes dont la performance nous unit tous », a-t-il dit. Pour lui, l’élection d’Azali à la tête de l’UA est une victoire dont tout comorien sans exception devrait s’identifier. « Par cette position, c’est le pays qui est sorti gagnant et non la personne d’Azali. Désormais, le pays rayonne à l’international par cette percée diplomatique », a-t-il indiqué.
Même réaction pour le ministre de l’agriculture Houmed Msaidie pour qui, le président Azali est dorénavant parmi les présidents africains qui se sont illustrés. Le leader du parti RADHI revient sur les éléments qui ont plaidé pour permettre au président Azali d’accéder à la tête de cette organisation continentale. Pour ce fait, M. Msaidie déconstruit les critiques souvent formulées par l’opposition sur l’atmosphère dictatoriale régnant dans le pays. Le ministre décrit, au contraire un Azali démocrate et surtout un leader consensuel qui privilégie toujours le dialogue.
Pour lui, malgré qu’il (Azali Assoumani: ndlr) soit arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1999, le militaire qu’il est, a rapidement engagé le pays sur la voie du dialogue pour sauver un pays au bord de l’implosion. « Je dirais que l’objectif du coup d’Etat a était atteint, car Azali a voulu un règlement pacifique de nos différents. C’est ce qui a été fait à travers le dialogue inter-comorien tenu en 2001 qui avait réuni toutes les tendances politiques nationales, à l’exception, si je ne me trompe pas, du parti Shuma. Et qui par la suite, a doté le pays d’une nouvelle constitution », a-t-il soutenu.
Dans ses explications, le ministre Msaidie rappelle qu’en 2006 alors qu’Azali est chef de l’Etat son candidat aux présidentielles a été battu. Même déconfiture pour ses candidats aux législatives de 2004. « Ce sont des très bons exemples. Comme il le dit souvent, la démocratie s’est enracinée dans le pays, il y a déjà 25 ans », a-t-il estimé. Et d’ajouter : « j’ai attendu un compatriote que je ne nomme pas, dire que nous vivons dans une prison à ciel ouvert. Étonnant qu’il soit. C’est quelqu’un qui était poursuivi par la justice du pays. On lui a accordé une autorisation pour aller se faire soigner à l’extérieur. Et pendant ce temps, il a préféré prendre la fuite que de revenir répondre à la convocation de la justice. »
Sur la même lancée, le ministre Msaidie, revient également sur les attentats manqués contre le président de la République et celui de l’assemblée nationale à Anjouan. « Les auteurs ont été interpellés et ont avoué les faits. Ils ont été jugés. Alors que le chef de l’Etat les a graciés », fait-il observer.
Interpellé sur la cherté de la vie, le secrétaire national de la Crc Youssouf Mohamed Ali laisse entendre que la crise touche tous les pays sans exception. Il préfère évoquer les actions engagées par le gouvernement notamment l’augmentation de salaire des fonctionnaires, l’énergie, les infrastructures routières et hospitalières.
Maoulida Mbaé
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