Sur les marchés comme dans les boutiques, les produits carnés (viandes et ailles de poulet) deviennent rares. Bien que le marché connait des difficultés sur le plan international à cause de la covid-19, certains commerçants comme le groupe Hassoil évitent d'importer de grosses quantités pour vendre à prix cassé en ce mois sacré de ramadan.
Il y a deux semaines, le ministère de l'économie a sorti un arrêté portant encadrement des prix de certains produits importés de première nécessité telles que viande, cuisse et ailles de poulet. En l'occurrence, il est difficile de trouver ces produits dans les marchés comme dans les supermarchés. Sur cette rareté, Mohamed Keldi parle de difficultés du marché sur le plan international dues aux effets néfastes de la covid-19. Ce dernier se focalise sur la chaine des importations en relation avec les prix ordonnés par le ministre de l'économie en ce mois de ramadan.
« Sans parler des prix auxquels l'importateur achète les bonnes qualités de viande et d'aile de poulet à l'extérieur, il est confronté à des taxes douanières non négligeables qui s’ajoutent aux charges liées au fonctionnement de la chambre froide. En analysant les dépenses et les bénéfices en fonction des prix fixés par le ministère, l'importateur peut risquer une perte de sa marge bénéficiaire », explique-t-il.
Ce commerçant qui rappelle avoir enregistré des pertes énormes sur le commerce des produits carnés en 2017 pour les mêmes circonstances (arrêté portant fixation des prix) estime que les importateurs des produits carnés évitent les pertes tout en précisant qu’en suivant les prix fixés par le ministère, l'importateur accumule une perte de 1000 fc sur chaque carton.
Bien que le secteur d'aviculture au niveau mondial soit déstabilisé par la pandémie, ce qui provoque une pénurie d'œuf, d'aile et d'autres produits à l'échelle international, des sociétés importatrices locales des produits carnés comme le groupe Hasoil craignent d'importer à coup dure et vendre à prix cassé pour respecter l'arrêté ministériel signé le 14 avril dernier par Houmedi Msaïdié, le ministre de l'économie. « Nous ne sommes pas informés de cette initiative. Des mesures pareilles ne se prennent pas juste au commencement du mois sacré. Il s'agit d'un processus qui demande plus de concertation », confie Mohamed Mouigni Daho, le président du Synaco (Syndicat national des commerçants).
Kamal Gamal
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