La note fixant les prix de vente des poissons en cette période de ramadan ne fait pas l’unanimité dans l’île de Djumbé Fatma. Et le parc national en collaboration avec les comités villageois exigent que des poissons pêchés dans la zone du Parc soient vendus aux habitants du parc, selon Madi Azihari un grand pêcheur aux filets. Une décision qui marginalise Fomboni et ses environs qui ne font pas partie de cette zone et accentue ainsi la pénurie de poissons dans la capitale mohélienne.
« Tous ceux qui veulent du poisson perroquet doivent désormais se rendre à Sambia (dans la région de Djando ) » lance Madi Azihari, le pêcheurs aux filets qui nourrit Fomboni et ses environs en poissons perroquets depuis l’arrivée du mois de ramadan. Les autres poissons étant très rares en raison des intempéries et autres aléas.
Il était 16h ce mardi, lorsque Mmadi Azihar et son équipe de pêcheurs de 14 personnes ont accosté sur la plage de Mnadzi Modja. Une plage, comme d'habitude bourrée de monde venu de partout à la recherche des poissons perroquets.
Cependant, personne n'a pu sortir avec ce poisson car Boina Mmadi a été obligé de vendre le kilo à 750 fc (1,5 €), chose qu'il n'a pas fait et a préféré monter dans la voiture de la gendarmerie qui l'attendait d'ailleurs avec les deux sacs de poissons et où ses filets ont été déjà embarqués.
L'on apprendra par la suite que les autorités de l'île, avec les maires et les préfets en commun accord avec le parc marin ont fixé, par une note de service, les prix des poissons issus des filets à 750 fc (1,5€) dans la zone du parc national, en cette période de ramadan. Et ce, avec une autorisation préalable qui stipulera ses conditions.
Et comme Mmadi Azihari est de Fomboni, il a pris l’autorisation pour la zone de Sambia (zone du parc national), il n’a pas droit de vendre ses poissons à Fomboni où le kilo du même poisson est fixé à 1000fc (2€).
Un imbroglio, puisque Fomboni ne fait pas partie de la zone du parc national, « il est difficile de comprendre que les habitants de cette ville ne puissent pas bénéficier des poissons issus de ce parc. Pourquoi cette discrimination ? » se demande Mmadi Azihari. « On m’oblige à vendre à 750 fc alors que le prix à Fomboni est fixé par la même note à 1000 fc tout simplement parce que j’ai péché à Sambia » s’est-il indigné.
Et le hic dans tout ça, c'est que même avec 1500 fc le kilo, il n'est pas facile d'en acheter un kilo. Finalement Madi Azihari a été relâché, on lui a remis ses filets. « Ce sont les responsables du parc et les comités villageois qui ont demandé à la gendarmerie de venir m’arrêter. Je vais donc vendre mes poissons à Djando » précise-t-il. Et en attendant un consensus, Fomboni continue à vivre sa pénurie de poissons.
Riwad
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