La Gazette

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La reprise des classes du 3ème trimestre compromise

La reprise des classes du 3ème trimestre compromise © : HZK-LGDC

La Fédération des Syndicats des Enseignants (FSEC) a de nouveau observé, dans le secteur public, un arrêt des cours de 72 heures. Ce mouvement vise à dénoncer « l’amputation de salaire de 500 enseignants », qui pourrait avoir pour conséquence de retarder la rentrée scolaire du troisième trimestre.


Malgré la célèbre citation de Platon, « N’use pas de violence dans l’éducation », il semblerait que le gouvernement en use pour discipliner les enseignants. Il y a presque six jours, 500 enseignants du secteur public ont vu leurs salaires mensuels amputés. Ce coup a été porté par le Directeur Général de la Fonction Publique (FOP). Aussitôt, la FSEC a saisi le ministère de la Fonction Publique afin d’obtenir gain de cause, considérant cette amputation de salaire comme une infraction aux règles en vigueur. Les autorités, cependant, sont restées sans réaction face à cette requête. Les enseignants ont alors procédé à un arrêt des cours de 72 heures. De plus, ils menacent d'entrer en grève illimitée dès la rentrée du trimestre. « La FSEC appelle à la mobilisation de ses militantes et militants pour la suite : compromettre le deuxième trimestre, observer un arrêt de cours de 72 heures et grever dès la reprise des cours », avertit un communiqué de la FSEC daté du 17 mars dernier.

Rappelons que la FSEC lutte pour ses droits depuis le début de cette année scolaire, mais les promesses des autorités sont souvent non tenues. En janvier dernier, la FSEC a déclenché une grève pour faire respecter le protocole d’accord signé en janvier 2024 concernant la mise en vigueur d’une nouvelle grille indiciaire. Un compromis a été trouvé le 10 février entre les deux parties par le biais d’un nouvel accord signé par le ministre de l’Éducation Nationale, Bacar Mvoulana, et le secrétaire général de la FSEC, Saïd Abdou Mdarara, prévoyant une révision du statut des enseignants et l’organisation d’assises nationales en mai 2025.

Les cours du deuxième trimestre ont alors repris. Et voilà qu’une nouvelle grève est à l’ordre du jour. Dans ce bras de fer sans fin entre le gouvernement et les enseignants, seuls les élèves du public en payent le prix. Pourtant Bacar Mvoulana lors de sa prise de fonctions, avait fait la promesse de mettre fin aux grèves répétitives dans les établissements publics.

Kamal Gamal

 


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