La Gazette

des Comores

La route Miringoni-Ouallah en pleine réhabilitation

La route Miringoni-Ouallah en pleine réhabilitation © : HZK-LGDC

La portion de route Miringoni - Ouallah Mirereni construite il y a seulement 7 ans par l’entreprise COLAS sous financement de l'Union européenne est complètement délabrée. Les intempéries de ces derniers temps ont aggravé l’état de cette seule route qui relie la région de Mledjelé et Fomboni la capitale mohelienne. L’entreprise ERAC est appelée à couvrir les nids de poules .Cependant avec « la machine à préparer le bitume en panne » le travail s’effectue de manière artisanale.


Un tronçon de 9 km de route à réparer en 7 mois dans la région la plus arrosée de l’île, l’entreprise locale ERAC exécute ces travaux avec des soucis d’aléas pluviométriques et « d’une machine en panne » dit-on, qui risquent de retarder la date de remise. La route Miringoni – Ouallah construite pendant le régime Ikililou Dhoinine par l'entreprise COLAS s'est complètement détruite en espace de 7 ans par manque d’entretien. « Cette route est notre seule issue pour se rendre à Fomboni, mais elle a été mal construite par COLAS » croit un habitant de Nioumachoi. L’autre route qui mène à Fomboni en passant par Djando n’étant pas du tout praticable.

Toutefois avec le programme du « plan Comores émergent » qui vise à développer les infrastructures de base dont la réhabilitation des routes pour faciliter la circulation des biens et des personnes il a été prévu ces aménagements. C’est l'entreprise locale ERAC qui exécute ce projet dans un plus bref délai estimé à 7 mois. « Notre travail consiste à boucher les nids de poule qui se trouvent sur cette route. Mais avec les fortes pluies qui s’abattent régulièrement dans cette région, les travaux pourront être prolongés » souligne Abdou Soimadou Attoumane Keke, chef de chantier d'ERAC, avec à ses côtés des ouvriers qui préparent le goudron à partir du feu de bois.

Pour ce chef de chantier, que les travaux avancent bien, « c’est juste après avoir effectué plus de la moitié du travail soit 6 km linéaires que la machine à préparer le goudron est tombée en  panne. » Et pour ne pas freiner le chantier, « les techniciens d'ERAC font recours au feu de bois pour chauffer le bitume » précise -t-il.

Il convient de souligner que cette route est l'une des plus accidentées de Moheli. Trois accidents sont enregistrés dans cette zone au cours de cette année. De par le nombre élevé des virages en S sur des pentes abruptes, l'excès de vitesse, le mauvais état de la route sont les principales causes de ces accidents. Les habitants de Nioumachoi sont obligés de se lever à 3h du matin pour prendre les taxis brousses et espérer être à Fomboni à 7h. Alors que de l’autre côté de Djando, une heure de temps suffisait pour faire la ligne Nioumachoi- Fomboni.

« Nous sommes fatigués de cette situation. Notre région est enclavée et notre économie asphyxiée, ce n'est pas normal dans une île de 211 km carré, de faire 3h de temps en voiture pour relier une ville à l’autre » regrette un chauffeur de taxi brousse. Il reste à savoir si cette réfection de nids de poule est un travail durable ou pas surtout par cette technique archaïque ? La réhabilitation de la route Nioumachoi- Fomboni en passant par Wanani aurait déjà trouvé un financement, selon les autorités de l’État, on n’attend que le démarrage des travaux par l’entreprise chinoise.

Riwad

 


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