La Gazette

des Comores

La société SCK en difficulté

La société SCK en difficulté © : HZK-LGDC

La société de concassage sis à Ouani Anjouan, SCK (Société Comores-Koweït) qui a remplacé CGH (Comoro-Golf-Holding) traverse une situation de crise qui a déclenché une grève illimitée selon les ouvriers. Ces derniers réclament 4 mois d’arriérés de salaires.


La société SCK n’arrive plus à supporter les charges depuis plusieurs mois. Les employés de cette entreprise comptabilisent aujourd’hui 4 mois d’arriérés de salaires (juin à septembre) et pour la énième fois, ils ont déclenché une grève depuis la semaine dernière. « Nous travaillons pour les autres. La société est mal gérée et encaissent sans pouvoir produire » indique dans l’anonymat une employée de la société qui vise à partir. Un conducteur d’engin indique que « la société connaît des lourdes difficultés dans tous les domaines. Les machines sont à 80% tombées en panne. Et aujourd’hui, la gestion hasardeuse est devenue la cause primordiale de ces imperfections qui plombent la société ».

 

La Gazette des Comores a tenté à multiples reprises de joindre le DAF (directeur administratif et financier) de la société pour jauger la situation mais ce dernier reste injoignable. A titre d’information, le Directeur Général (Egyptien) de cette société, Monsieur Amri est parti et selon des informations internes de la société, ce « grand boss » ne sera pas de retour.

 

Rappelons juste que cette société est crée en 2018 en remplaçant l’ancienne CGH de Bashar Kiwan et emploient à ce jour plus de 200 personnes. Sur place le constat est très amer. Des gros engins, des camions et d’autres machines sont en panne ou abandonnés. Des milliards transformés en cendre sous les yeux de l’Etat comorien qui est actionnaire à 50%.


De l’autre côté, on parle de facilité emploi et ici, une grosse société qui tournerait des centaines de  millions  de francs par mois, est lâchée par l’Etat. Des clients sont victimes du retard de production et à l’heure où les employés sont en grève à cause d’une sécheresse financière, zéro production fera aussi des victimes qui ont déjà réglé leurs factures. Ces derniers jours, on apprend qu’une nouvelle société signera un contrat avec l’Etat pour récupérer la société.

 

Nabil Jaffar

 

 


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