La Gazette

des Comores

La violence vue sous toutes ses formes à Anjouan

La violence vue sous toutes ses formes à Anjouan © : HZK-LGDC

L'ONG Hifadhui à entamé une campagne se sensibilisation à Anjouan pour lutter contre les violences faites aux femmes. Par cette occasion, le maire de Mutsamudu se dit engagé dans la cause et espère baisser la courbe dans les mois à venir.


En marge de la journée internationale de lutte contre la violence, l’ONG Hifadhui a lancé des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les violences faites aux femmes. Après Ngazidja et Moheli, elle s’est rendue à Anjouan pour mener son combat là-bas. Impliqué dans la cause, le maire de la capitale s’engage à changer la tendance. « Je soutiens et je vais m'impliquer à fond pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux mineurs qui visent à mettre en péril toute la société », déclare Zarouki Bouchrane dans un point de presse honoré par le premier magistrat de l'île. Selon lui, la femme est la cheville ouvrière de la famille. Et ces derniers temps, elle ne fait que subir des actes ignobles », poursuit-il.

 

Pour rappel, chaque année, une marche pacifique est organisée pour dire non aux violences sexuelles. Et cette année, la marche n’a pas eu lieu à cause de l’épidémie du Coronavirus. « Nous sommes de la société civile. Donc la sensibilisation est l’une des armes importantes pour barrer la route à ses actes de viol », insiste une militante, avant d’ajouter que « les autorités comoriennes ont une grande part de responsabilité dans toutes ces violences. Elles libèrent des prédateurs qui osent dévorer des mômes de moins 5 ans ».

 

Dans le même angle d'idée, la celle d’écoute de Ndzouani appelle les parents à plus de responsabilité. « Les responsabilités des parents doivent jouer un rôle capital pour sauver leurs enfants », suggère Fatima Bacar, un responsable de la cellule d’écoute d’Anjouan. Cette dernière a été choquée par le viol d’une fillette malade mentale et qui a accouché mardi dernier à l’hôpital de Hombo. « Cette fillette doit avoir un accompagnement psychologique.  Sa famille victime est au bord du désespoir », dit-elle, tout en citant un autre cas de viol qui vient de se produire dans un quartier à Mutsamudu.

 

Pour la directrice de la promotion du genre, Sittina Echat Salim, elle plaide pour le renforcement de la cellule d'écoute. « Nous sommes des musulmans. Nous ne devons pas vivre dans la jungle. On ne sait même pas où on va. C'est dramatique », lance-t-elle. L'éducation est partie en fumée. Les causes sont multiples. Les parents, les fundis, la justice sont tous responsables.

 

Nabil Jaffar

 


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