Comme les autres pays du monde, les Comores célèbrent ce 20 novembre la trente-unième d'année depuis la signature de la convention relative aux droits de l'enfant. Cette occasion permet à la jeune Laïka Thabit de représenter l'UNICEF dans les activités prévues pour la journée.
En marge de la célébration du 31e anniversaire des droits de l’enfant, la jeune Laika Thabit représentera le représentant de l’UNICEF lors des activités qui marqueront cette journée. L’Organisation des Nations Unies a choisi cette option consacrée à l'amélioration et la promotion des conditions de l'enfant pour s'exprimer en faveur des enfants. Lors d'un entretien accordé à la Gazette des Comores, cette jeune lycéenne a expliqué que représenter l'Unicef en ce jour où le monde célèbre la convention des droits de l'enfant est une aubaine pour elle de montrer aux enfants comoriens et ceux du monde entier qu'à part leurs droits d'enfant, il n'y a pas de rêve interdit.
« Il faut croire en nous, il faut que cette envie de réussir nous hante. Et en tant qu'enfant, on a droit à la santé et une éducation de qualité. Mais la primauté dans tout ça, un enfant doit se sentir protégé », souligne-t-elle. En ce qui concerne la protection des enfants, Laïka Thabit dit compatir la douleur des enfants violés tout en rappelant que la conception de la journée est de permettre aux enfants de recréer un monde meilleur après la Covid-19. « Etant petite et fragile, ce n'est pas du tout facile de supporter toute sorte de violence n'en parlons plus les viols. Mais il faut toujours lutter contre cette douleur, cette honte et cette oppression psychologique afin de pouvoir construire un avenir meilleur », poursuit-elle.
Cette occasion a permis également à la jeune de 15 ans d'implorer le gouvernement de multiplier ses efforts afin de veiller sur les droits et la protection de l'enfant. En ce 31e anniversaire de la convention des droits de l’enfant, une poignée d'enfants et le collectif Pom Mwezi vont confier ce vendredi matin au président de la république Azali Assoumani leurs douleurs et craintes concernant les viols faits sur les mineurs au foyer des femmes de Moroni. L'association Petits anges organisera ce même jour dans l’après-midi une conférence de presse au Select qui permettra aux parents des enfants violés de s'exprimer et des mouvements de sensibilisation contre les agressions sexuelles se poursuivront dans la journée.
Kamal Gamal
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